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	<title>Carrefour &#8211; ViPresse</title>
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		<title>France : des sans-papiers algériens exploités chez Carrefour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Djiga Selam]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2025 13:53:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaque]]></category>
		<category><![CDATA[Carrefour]]></category>
		<category><![CDATA[Régularisation des sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Sans-papiers en France]]></category>
		<category><![CDATA[Titre de séjour]]></category>
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					<description><![CDATA[Des travailleurs algériens exploités chez Carrefour dénoncent un système de racket dissimulé sous des promesses d’embauche et de régularisation. À Villeneuve-la-Garenne, ces sans-papiers réclament justice, après avoir payé cher l’illusion d’un contrat et d’un avenir stable en France. C’est dans l’anonymat que tout commence. Arrivés en France, ces hommes espéraient s’intégrer par le travail. Parmi [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des travailleurs algériens exploités chez Carrefour dénoncent un système de racket dissimulé sous des promesses d’embauche et de régularisation. À Villeneuve-la-Garenne, ces sans-papiers réclament justice, après avoir payé cher l’illusion d’un contrat et d’un avenir stable en France.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans l’anonymat que tout commence. Arrivés en France, ces hommes espéraient s’intégrer par le travail. Parmi eux, de nombreux Algériens ont vu dans l’hypermarché<strong> Carrefour</strong> de <strong>Villeneuve-la-Garenne</strong> une opportunité de changer leur situation. En réalité, ils y ont découvert un engrenage bien rodé où leur statut précaire les rendait vulnérables à toutes les dérives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils sont une douzaine, parfois moins visibles, parfois ignorés. Mais, depuis plusieurs semaines, ils ont décidé de ne plus se taire. Installés en grève devant le <strong>centre commercial Qwartz</strong>, ils dénoncent ce qu’ils appellent un « <strong>racket organisé</strong> » au sein même de leur lieu de travail. Payés au <strong>SMIC</strong> malgré la promesse d’un CDI à 2 000 € nets, certains disent avoir versé jusqu’à 3 700 euros à des « intermédiaires », en échange d’un contrat jamais honoré.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les Algériens exploités chez Carrefour révèlent un système à double vitesse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot « <strong>exploitation </strong>» n’est pas utilisé à la légère. À Carrefour Villeneuve-la-Garenne, plusieurs <strong>travailleurs </strong><a href="https://www.vipresse.com/des-maires-de-france-veulent-interdire-le-mariage-des-sans-papiers/">sans-papiers</a> témoignent avoir été poussés à payer pour espérer un <a href="https://www.vipresse.com/la-france-a-besoin-de-plus-de-300-000-travailleurs-etrangers-chaque-annee/">contrat de travail</a> stable et une <strong>régularisation administrativ</strong>e. D’abord séduits par la promesse d’un <strong>CDI</strong> et d’un salaire correct, ils se sont vite retrouvés face à une réalité bien différente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contrats étaient en réalité des <strong>contrats de professionnalisation</strong>. La paie, le strict minimum légal. Quant aux promesses de régularisation, elles n’ont jamais dépassé le stade de discours officieux. Un responsable de magasin, selon les témoignages relayés par le quotidien français « <a href="https://www.liberation.fr/societe/on-me-demandait-de-largent-en-echange-dun-cdi-ou-de-me-regulariser-des-employes-sans-papiers-de-carrefour-denoncent-un-racket-20250522_ONHTPS53XBFR5L5ULO6UPWKH6Q/" target="_blank" rel="noreferrer noopener nofollow">Libération</a>« , aurait même exigé de l’argent ou des « cadeaux » sous peine de <strong>licenciement </strong>ou de <a href="https://www.vipresse.com/denoncer-un-sans-papiers-pour-7-500-euros-en-france-le-vrai-du-faux/">dénonciation</a>. La situation a dégénéré lorsque les salariés ont commencé à dénoncer publiquement ces pratiques, parfois en contactant directement les ressources humaines nationales du groupe. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction de l’enseigne ne s’est pas fait attendre : licenciements rapides, évoquant l’absence de<strong> </strong><a href="https://www.vipresse.com/retrait-de-titre-de-sejour-en-prefecture-un-nouveau-dispositif-mis-en-place/">titres de séjour</a> valides. La direction a toutefois reconnu l’existence de « négligences graves » et annoncé des<strong> procédures disciplinaires</strong> internes. Elle affirme avoir versé des indemnités et propose une réembauche… conditionnée à la régularisation du statut administratif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="512" src="https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Les-Algeriens-exploites-chez-Carrefour-revelent-un-systeme-a-double-vitesse-1024x512.jpg" alt="Les Algériens exploités chez Carrefour révèlent un système à double vitesse" class="wp-image-9736" srcset="https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Les-Algeriens-exploites-chez-Carrefour-revelent-un-systeme-a-double-vitesse-1024x512.jpg 1024w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Les-Algeriens-exploites-chez-Carrefour-revelent-un-systeme-a-double-vitesse-300x150.jpg 300w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Les-Algeriens-exploites-chez-Carrefour-revelent-un-systeme-a-double-vitesse-768x384.jpg 768w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Les-Algeriens-exploites-chez-Carrefour-revelent-un-systeme-a-double-vitesse-360x180.jpg 360w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Les-Algeriens-exploites-chez-Carrefour-revelent-un-systeme-a-double-vitesse-750x375.jpg 750w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Les-Algeriens-exploites-chez-Carrefour-revelent-un-systeme-a-double-vitesse.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Des témoignages de travailleurs sans-papiers algériens mettent en lumière des pratiques internes opaques mêlant promesses non tenues et inégalités structurelles.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Racket promesses et conditions de travail précaires au quotidien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Travailler <a href="https://www.vipresse.com/tres-mauvaise-nouvelle-pour-les-sans-papiers-en-france/">sans papiers en France</a> n’est jamais sans risque, mais dans ce cas précis, les témoignages révèlent une organisation bien plus préoccupante. Ces employés, originaires majoritairement d’<strong>Algérie</strong> et du <strong>Maroc</strong>, ont été orientés vers Carrefour par des intermédiaires. Ces derniers leur ont promis monts et merveilles, contre des sommes allant de 2 000 à 2 500 euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur place, ils ont été affectés aux tâches les plus pénibles : <strong>port de charges</strong> lourdes dès 5 heures du matin, <strong>manutention</strong> répétée de palettes de boissons, pression constante pour « <strong>aller plus vite</strong> ». Certains souffrent aujourd’hui de douleurs physiques chroniques, « Tous les jours, on nous demande d&rsquo;en faire plus, d&rsquo;aller toujours plus vite alors qu&rsquo;on est fatigués et qu&rsquo;on souffre physiquement à cause des charges lourdes. Beaucoup d&rsquo;entre nous ont mal au dos » témoigne Yassine Bouyha . Malgré cela, ils ont tenu bon, dans l’espoir d’une <strong>embauche</strong> stable. L’un d’eux explique avoir « porté jusqu’à 17 palettes par jour » pour remplir les <strong>rayons</strong>. D’autres parlent d’épuisement moral et de peur constante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lien de dépendance entre ces travailleurs et leurs supérieurs aurait été renforcé par des menaces implicites : pas de régularisation sans soumission, pas de CDI sans « contribution ». Lorsque ces salariés ont alerté les syndicats, notamment la <strong>CGT</strong>, l’affaire a éclaté au grand jour. Le syndicat parle aujourd’hui de « <strong>travail dissimulé</strong> » et d’atteinte à la dignité des personnes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://twitter.com/jamaissanstoit/status/1925508819238461746
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les lanceurs d’alerte sanctionnés plutôt que protégés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire a pris une tournure particulière lorsqu’on apprend que les travailleurs licenciés avaient tenté d’alerter la direction sur leurs <strong>conditions de travail</strong>. D’après la CGT, ils auraient signalé les abus 72 heures avant leur mise à pied. Malgré leur statut de <strong>lanceurs d’alerte</strong>, ils ont été renvoyés sous 48 heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un <strong>tract</strong> distribué lors de la mobilisation, la <strong>CGT</strong> dénonce une logique de représailles : « <strong>Quand les salariés parlent, Carrefour licencie</strong>. » Le syndicat réclame désormais leur <strong>réintégration</strong> et l’accompagnement effectif dans les démarches administratives, notamment pour les demandes de <strong>régularisation</strong>. De son côté, Carrefour affirme dans un communiqué avoir agi dans les règles en versant trois mois d’<strong>indemnités</strong> et en conditionnant tout retour à une situation administrative claire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Conformément à la réglementation en vigueur, Carrefour n’a pas d’autre choix que de résilier les contrats de ces employés. Néanmoins, Carrefour a rempli ses obligations dans les conditions les plus protectrices pour les salariés concernés, en leur versant une indemnité équivalente à au moins trois mois de salaire. De plus, une promesse de réembauche a été réalisée auprès de ces employés, sous réserve de la régularisation de leur situation administrative ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne de distribution assure également collaborer avec l’<strong>Inspection du travai</strong>l et envisager des actions en justice contre les responsables internes, si les faits sont avérés. Mais, du côté des <strong>salariés</strong> concernés, le doute persiste sur la volonté réelle de changement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant que la justice fasse la lumière sur cette affaire, les travailleurs sans-papiers restent postés devant les portes du supermarché. Gilets bleus sur le dos, pancartes à la main, ils poursuivent leur mobilisation. À la fois symbole d’une lutte contre l’exploitation et rappel brutal des failles du système, leur présence est un appel silencieux, mais persistant, à revoir les règles du jeu.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">En ce moment même, les salariés sans papiers de carrefour se mettent en grève pour protester contre leur licenciement hier suite a une inspection du travail qui a révélé l hyperexploitation dont ils et elles font l objet. <br><br>RT URGENT<br><br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2935.png" alt="⤵" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <a href="https://t.co/fjiLPGaF30" rel="nofollow">pic.twitter.com/fjiLPGaF30</a></p>&mdash; mharion <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f441.png" alt="👁" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f98b.png" alt="🦋" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@Mhkzo) <a href="https://twitter.com/Mhkzo/status/1925154854852247927?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">May 21, 2025</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
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