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	<title>Immigration Québec &#8211; ViPresse</title>
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	<title>Immigration Québec &#8211; ViPresse</title>
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		<title>Séparée de son bébé, le calvaire d’une famille algérienne au Québec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aris. Bil]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 16:16:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Algériens du Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora algérienne au Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[La famille Chaoui a quitté l’Algérie pour commencer une nouvelle vie au Québec en juillet 2025. Sarah et Hamza, accompagnés de leur fils aîné Malik, ont quitté leur pays avec l’espoir d’offrir un avenir meilleur à leurs enfants. Cependant, leur rêve canadien se heurte à un obstacle majeur : leur plus jeune fils, Eden, âgé [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La famille Chaoui a quitté l’Algérie pour commencer une nouvelle vie au Québec en juillet 2025. Sarah et Hamza, accompagnés de leur fils aîné Malik, ont quitté leur pays avec l’espoir d’offrir un avenir meilleur à leurs enfants. Cependant, leur rêve canadien se heurte à un obstacle majeur : leur plus jeune fils, Eden, âgé de seulement 16 mois, est resté en Algérie. La famille vit ainsi une séparation qui dure depuis plusieurs mois.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, Sarah, Hamza et Malik obtiennent leur Certificat de sélection du Québec (CSQ), une étape clé pour obtenir leur résidence permanente au Canada. Mais juste après cette bonne nouvelle, Sarah découvre qu’elle est enceinte. En octobre 2024, elle donne naissance à Eden en Algérie, alors même que le gouvernement du Québec annonce une pause dans les demandes de CSQ, bloquant ainsi toute possibilité pour Eden de rejoindre ses parents au Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le père de famille, Hamza, déclare : « On a tout simplement demandé au Canada de ramener notre fils temporairement, qui est, je pense, un droit pour un enfant d’être avec ses parents ». Cependant, malgré leur demande, les démarches administratives les empêchent de réunir leur famille dans les délais souhaités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les démarches longues et les refus de visa</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis leur installation à Sherbrooke, <a href="https://www.tvanouvelles.ca/2026/02/18/immigration-des-parents-separes-de-leur-bebe-de-16-mois" rel="nofollow noopener" target="_blank">Sarah et Hamza ont multiplié les efforts pour faire venir Eden</a>. Ils ont fait deux demandes de visa touristique, mais ces dernières ont été refusées. Les autorités canadiennes craignent que l’enfant ne retourne pas en Algérie et se retrouve dans une situation irrégulière. Ainsi, Eden continue de vivre loin de ses parents, confié à des proches en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les appels vidéo sont devenus un moyen quotidien pour la famille de rester en contact, mais ces échanges virtuels ne font qu’ajouter à la frustration. Sarah confie : « Quand je suis absente, tous les jours, il est avec une nouvelle personne. Quand maman est avec lui, c’est OK, il s’est quand même habitué à être avec eux, mais c’est quand même perturbant pour un petit de ne pas voir sa mère, de ne pas voir son père, ensuite de les revoir ». Cette séparation devient de plus en plus difficile à vivre, surtout pour Eden, qui commence à comprendre l’absence de ses parents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter de résoudre leur situation, la famille tente désormais une demande de parrainage familial, une procédure qui pourrait prendre encore plusieurs mois avant d’aboutir. Cependant, cette nouvelle démarche ajoute un poids supplémentaire d&rsquo;incertitude et d&rsquo;attente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dilemme difficile à affronter</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.vipresse.com/le-cauchemar-administratif-dune-famille-algerienne-au-quebec/">La famille se retrouve dans une situation délicate</a>, tiraillée entre deux options : rester au Canada, espérant que les démarches administratives finiront par aboutir, ou repartir en Algérie pour être enfin réunis avec Eden. Hamza parle de ce dilemme avec émotion : « On en parle très souvent. Il n’y a pas plus chère que notre famille réunie. S’il refuse un seul membre de notre famille, ils nous refusent tous ». Ce choix, aussi lourd que difficile, est source de tension au sein du couple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La famille Chaoui est désormais confrontée à l’incertitude, attendant une solution qui pourrait enfin permettre à Eden de rejoindre ses parents. Mais les démarches administratives, lentes et souvent compliquées, prolongent leur séparation et rendent cette attente encore plus insupportable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défis d’immigration au Québec</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de Sarah et Hamza met en lumière les défis que rencontrent de nombreuses familles immigrantes, particulièrement celles venues d’Algérie. Les politiques d’immigration, bien qu’essentielles pour réguler les flux de personnes, peuvent parfois avoir des conséquences lourdes sur le bien-être des familles. Les règles strictes concernant les demandes de visa et de parrainage familial compliquent la réunification des familles, surtout lorsque des enfants sont concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système d’immigration canadien, tout en étant bien organisé, semble souvent ne pas prendre suffisamment en compte les réalités humaines et les conséquences de la séparation des membres d&rsquo;une même famille. Pour Sarah et Hamza, cette attente interminable devient une épreuve quotidienne.</p>
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		<title>Un coup dur pour les étudiants algériens au Québec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fatiha Lar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 12:29:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration Québec]]></category>
		<category><![CDATA[PTPD]]></category>
		<category><![CDATA[Visa étudiant]]></category>
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					<description><![CDATA[Ottawa restreint l’accès au permis de travail post diplôme, La crise des inscriptions universitaires, frappe de plein fouet les étrangers, dont de nombreux étudiants algériens au Québec, avec une baisse inédite qui dépasse parfois les 50 %, Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Enseignement supérieur La réforme du permis de travail post [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ottawa restreint l’accès au permis de travail post diplôme, La crise des inscriptions universitaires, frappe de plein fouet les étrangers, dont de nombreux étudiants algériens au Québec, avec une baisse inédite qui dépasse parfois les 50 %,  Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Enseignement supérieur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme du permis de travail post diplôme (PTPD) prive des milliers d’étudiants étrangers, notamment algériens, de la possibilité de rester au Québec. Une décision fédérale qui fragilise la formation professionnelle et accentue la pénurie de main-d’œuvre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réforme fédérale qui bouleverse les étudiants algériens au Québec</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis novembre 2024, Ottawa a resserré les critères d’admissibilité au <strong><a href="https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/etudier-canada/travail/apres-obtention-diplome/au-sujet.html" data-type="link" data-id="https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/etudier-canada/travail/apres-obtention-diplome/au-sujet.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">permis de travail post diplôme (PTPD)</a></strong>. Ce document, crucial pour rester et travailler au Canada après ses études, n’est désormais plus accessible à la majorité des diplômés de <strong>formations professionnelles (DEP)</strong>. Concrètement, sur <strong>188 programmes recensés</strong>, plus de <strong>100 ne permettent plus d’obtenir le PTPD</strong>, selon l’organisme Éducation internationale. Parmi eux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>40 métiers en pénurie au Québec</strong>,</li>



<li><strong>14 programmes jugés prioritaires</strong> par le ministère de l’Éducation,</li>



<li><strong>5 formations liées à la construction</strong>, un secteur vital pour l’économie.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Une mesure qui touche de plein fouet les <a href="https://www.vipresse.com/visas-etudiant-le-quebec-annonce-une-tres-mauvaise-nouvelle/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/visas-etudiant-le-quebec-annonce-une-tres-mauvaise-nouvelle/">étudiants étrangers</a>, dont une part importante vient d’Algérie, attirés par la promesse d’une insertion professionnelle rapide au Québec.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="en" dir="ltr">Government admits: 1.3 million foreign students in Canada, no tracking of revoked visas<br><br>Housing shortages and strained social services have placed increased scrutiny on Canada&#39;s international student program.<a href="https://t.co/5bu13o8JQW" rel="nofollow">https://t.co/5bu13o8JQW</a></p>&mdash; Rebel News Canada (@RebelNews_CA) <a href="https://twitter.com/RebelNews_CA/status/1968056949066346950?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">September 16, 2025</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Des investissements publics menacés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences sont déjà visibles. Le gouvernement du Québec a récemment injecté <strong>4 millions de dollars</strong> dans la modernisation du programme de transformation des métaux en fusion au <strong>Centre de formation professionnelle Le Grand Fjord</strong> (Saguenay).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme, au <strong>taux de placement de 100 %</strong>, comptait sur des étudiants étrangers pour répondre aux besoins urgents des fonderies. Sans accès au PTPD, ces profils risquent désormais de se détourner du Québec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On prive le Québec d’immigrants qui sont déjà formés, francisés et prêts à travailler dans des métiers essentiels », déplore <strong>Lysiane van der Knaap</strong>, directrice d’Éducation internationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Un contre-sens économique pour le Québec</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <strong>Conseil du patronat du Québec (CPQ)</strong>, la mesure est un non-sens alors que la province affiche près de <strong>100 000 postes vacants</strong>. La majorité de ces <a href="https://www.vipresse.com/immigration-canada-les-pertes-enormes-des-entreprises/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/immigration-canada-les-pertes-enormes-des-entreprises/">emplois nécessitent une <strong>formation professionnelle</strong></a>, et non universitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On a besoin de <strong>préposés aux bénéficiaires, de soudeurs, de machinistes</strong>. Si on veut construire des infrastructures comme le <strong>port de Contrecœur</strong>, il faut des diplômés issus de la formation professionnelle. Décourager ces étudiants, c’est se tirer dans le pied », alerte <strong>Daye Diallo</strong>, responsable des politiques de main-d’œuvre au CPQ.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Un avocat évoque « beaucoup de détresse psychologique » chez les travailleurs étrangers souhaitant régulariser leur situation au Canada à cause des règles qui ne cessent de changer.  <br><br><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/27a1.png" alt="➡" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />L’article complet dans le premier commentaire <a href="https://t.co/uKHLhwFT9Z" rel="nofollow">pic.twitter.com/uKHLhwFT9Z</a></p>&mdash; VVA &#8211; Visas &amp; Voyages (@VVA_Voyages) <a href="https://twitter.com/VVA_Voyages/status/1967643954666672136?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">September 15, 2025</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une incertitude qui décourage les candidats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre problème majeur : l’instabilité des règles. La liste des programmes admissibles au PTPD a déjà été modifiée en <strong>juin 2025</strong>, et pourrait encore évoluer en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le gouvernement joue au yoyo », regrette Mme van der Knaap, qui pointe un <strong>manque de cohérence entre Ottawa et Québec</strong>. Pour elle, cette réforme s’inscrit dans une stratégie de <strong>réduction rapide du nombre d’immigrants temporaires</strong>, plutôt qu’une gestion réfléchie des besoins.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une bataille politique à Québec ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier sera au cœur des <strong>consultations pluriannuelles sur l’immigration</strong>, prévues le <strong>16 septembre 2025</strong>. Plusieurs acteurs du milieu éducatif et économique appellent le gouvernement du Québec à <strong>hausser le ton face à Ottawa</strong> pour défendre :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une meilleure prise en compte des besoins de main-d’œuvre,</li>



<li>la valorisation des programmes professionnels,</li>



<li>et la place des étudiants francophones, dont les Algériens représentent une part importante.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux<a href="https://www.immigrer.com/fin-du-permis-de-travail-postdiplome-pour-plusieurs-etudiants-etrangers-un-signal-inquietant-pour-le-quebec/" data-type="link" data-id="https://www.immigrer.com/fin-du-permis-de-travail-postdiplome-pour-plusieurs-etudiants-etrangers-un-signal-inquietant-pour-le-quebec/" rel="nofollow noopener" target="_blank"> étudiants algériens, la réforme</a> est vécue comme un véritable <strong>coup de massue</strong>. Beaucoup choisissaient le Québec précisément pour sa <strong>formation francophone</strong> et la perspective d’un <strong>emploi stable après le diplôme</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« J’ai choisi un DEP en électromécanique pour<a href="https://www.vipresse.com/la-face-sombre-du-visa-detudes-au-canada/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/la-face-sombre-du-visa-detudes-au-canada/"> travailler ici après mes études</a>. Aujourd’hui, je me demande si je ne vais pas devoir repartir », témoigne <strong>Adel, 24 ans</strong>, originaire de Tizi Ouzou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre <strong>rêves d’avenir contrariés</strong> et <strong>besoins économiques non comblés</strong>, le fossé entre les annonces fédérales et la réalité québécoise semble plus profond que jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>A Montréal, des travailleurs algériens exploités</title>
		<link>https://www.vipresse.com/a-montreal-des-travailleurs-algeriens-exploites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Djiga Selam]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 May 2025 13:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Algériens de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora algérienne au Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Fait-divers]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[Au Canada, des travailleurs algériens exploités racontent un parcours semé d’abus, entre promesses brisées, permis de travail détournés et pressions psychologiques. Recrutés via des agences de placement sans scrupules, ils dénoncent un système qui les a piégés dans la précarité, sans recours ni protection face aux dérives de l’immigration économique. Ils sont venus avec un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Canada, des travailleurs algériens exploités racontent un parcours semé d’abus, entre promesses brisées, permis de travail détournés et pressions psychologiques. Recrutés via des agences de placement sans scrupules, ils dénoncent un système qui les a piégés dans la précarité, sans recours ni protection face aux dérives de l’immigration économique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils sont venus avec un rêve en tête, souvent porté par des proches ou relayé par les réseaux : celui d’un avenir meilleur au Canada. Un pays que l’on imagine protecteur, organisé, à l’écoute des plus vulnérables. Mais pour une partie de ces hommes, en particulier plusieurs <strong>travailleurs algériens</strong>, ce rêve s’est vite transformé en cauchemar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, les récits se recoupent. L&rsquo;histoire de ces travailleurs immigrés illustre une mécanique bien rodée, où la fragilité des individus devient une opportunité pour certains <strong>acteurs économiques</strong>. Ce sont les détails, les silences prolongés, les regards fuyants et les voix fatiguées qui racontent le mieux la désillusion. Ils décrivent un engrenage dans lequel chaque étape, pourtant encadrée par la loi, a été contournée. Une réalité brutale que plusieurs ex-employés de l’<strong>agence Iris </strong>ont décidé de ne plus se taire.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Travailleurs algériens exploités dans les agences de placement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de l’agence Iris, basée à <strong>LaSalle</strong>, à Montréal, a révélé au grand jour un modèle d’exploitation silencieuse mais efficace. Officiellement, l’entreprise agissait comme intermédiaire entre des entreprises en pénurie de <strong>main-d’œuvre</strong> et des <a href="https://www.vipresse.com/le-canada-lance-un-nouveau-programme-dimmigration-qui-concerne-les-algeriens/">travailleurs étrangers</a>. Dans les faits, elle utilisait des<a href="https://www.vipresse.com/le-cauchemar-administratif-dune-famille-algerienne-au-quebec/"> permis de travail fermés</a> pour « louer » sa main-d’œuvre à d&rsquo;autres employeurs, une pratique pourtant interdite au <strong>Québec</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La faille ? Un flou juridique entretenu par le manque de surveillance et les <strong>lacunes administratives</strong>. Ce type de permis, censé protéger les employés en les liant à un employeur spécifique et à un poste déterminé, est détourné de son objectif. Résultat : les travailleurs n’ont pas leur mot à dire sur leurs affectations, et se retrouvent souvent dans des postes très différents de ceux promis initialement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.laconverse.com/articles/agence-de-placement---le-calvaire-de-travailleurs-immigrants-exploites" rel="nofollow noopener" target="_blank">travail temporaire au Canada</a>, censé être encadré par le <strong>Programme des travailleurs étrangers temporaires</strong> (PTET) et le <strong>Programme de mobilité internationale</strong> (PMI), interdit formellement aux employeurs de faire payer des <strong>frais de recrutement</strong>. Pourtant, plusieurs témoignages révèlent le contraire. Des sommes allant jusqu’à 1 250 \$ en argent comptant ont été exigées de la part des travailleurs, sans contrat écrit ni preuve officielle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="512" src="https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Travailleurs-algeriens-exploites-dans-les-agences-de-placement-1024x512.jpg" alt="Travailleurs algériens exploités dans les agences de placement" class="wp-image-8285" srcset="https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Travailleurs-algeriens-exploites-dans-les-agences-de-placement-1024x512.jpg 1024w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Travailleurs-algeriens-exploites-dans-les-agences-de-placement-300x150.jpg 300w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Travailleurs-algeriens-exploites-dans-les-agences-de-placement-768x384.jpg 768w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Travailleurs-algeriens-exploites-dans-les-agences-de-placement-360x180.jpg 360w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Travailleurs-algeriens-exploites-dans-les-agences-de-placement-750x375.jpg 750w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Travailleurs-algeriens-exploites-dans-les-agences-de-placement.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Des Algériens recrutés au Canada par des agences de placement ont subi des abus répétés, entre salaires impayés, conditions illégales et absence de recours.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Des parcours minés par les promesses brisées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les voix qui s’élèvent, celles de Patrick, originaire du <strong>Cameroun</strong>, et Fouad, arrivé d’<strong>Algérie</strong>, sont emblématiques. Tous deux racontent les mêmes espoirs déçus, les mêmes sacrifices rendus vains. Patrick, après avoir payé pour obtenir un permis, se retrouve affecté à un poste dans une résidence pour personnes âgées, à des centaines de kilomètres de <strong>Montréal</strong>, alors que son permis mentionne un tout autre emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les abus sont multiples : <strong>salaires impayés</strong>, <strong>horaires irréguliers</strong>, <strong>fiches de paie</strong> absentes, et des retenues inexpliquées. Pour ces hommes, chaque mois de travail devenait une épreuve mentale et financière. « J’ai été payé la moitié du salaire à plusieurs reprises », raconte Patrick. À la peur de perdre leur emploi s’ajoute celle, bien plus profonde, de perdre leur <strong>statut légal</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fouad, de son côté, pensait que son expérience dans l’<strong>industrie pétrolière </strong>allait lui permettre de <a href="https://www.vipresse.com/algeriens-de-montreal-comment-trouver-facilement-et-rapidement-un-emploi/">trouver rapidement un emploi</a>. Mais après avoir payé les frais exigés par l’agence, il attend des mois sans recevoir la moindre proposition. Lorsque du travail arrive enfin, ce n’est qu’une mission de deux jours, non rémunérée. « On m’a encore menti », dit-il avec amertume.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Permis de travail fermé et dérives du système d’immigration</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le système des permis fermés est au cœur du problème. Il crée une dépendance complète du travailleur envers un seul employeur, ou en l’occurrence, une seule agence. Toute dénonciation ou refus de mission peut mener à une rupture de contrat, et donc à une perte de statut. Cette dépendance est ce que plusieurs organisations, dont l’<strong>ONU</strong>, qualifient de porte ouverte à l’<strong>exploitation moderne</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, le rapporteur spécial des <strong>Nations unies</strong> sur les formes contemporaines d’<strong>esclavage</strong> a recommandé l’abolition des permis fermés au <a href="https://www.vipresse.com/transfert-de-largent-vers-lalgerie-depuis-le-canada-simple-et-facile/">Canada</a>, y voyant un vecteur d’<strong>exploitation humaine</strong>. Pourtant, malgré les avertissements, la législation n’a pas été modifiée. Les conséquences humaines sont pourtant documentées : stress chronique, dépression, ulcères, troubles du sommeil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les agences comme Iris exploitent également les ambiguïtés entre les niveaux de juridiction. Les règlements provinciaux interdisent certaines pratiques, mais les <strong>traités internationaux</strong> sur la <strong>libre circulation</strong> de la main-d’œuvre offrent des marges d’interprétation. Une zone grise dans laquelle certaines entreprises s’engouffrent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="jeg_video_container jeg_video_content"><iframe title="Une famille algérienne établie à Saguenay prise dans les dédales d’Immigration Canada" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jdK8QTLMIYI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Immigration économique et réalité de terrain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est criant : le Canada affiche une <strong>politique d’accueil</strong> ouverte, mais les outils mis en place manquent parfois cruellement de contrôle. Des travailleurs sont recrutés pour des postes essentiels, souvent dans des <strong>secteurs en tension</strong> comme les soins aux aînés, la <strong>construction</strong> ou la <strong>transformation alimentaire</strong>. Pourtant, une fois sur place, ces personnes n’ont aucun pouvoir de négociation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas de Patrick, son isolement à <strong>Rivière-du-Loup</strong>, loin de tout soutien, a rapidement viré au calvaire. Sans accès à des recours immédiats et avec une peur constante d’être expulsé, il accepte des <strong>conditions de travail</strong> qui ne respectent aucune norme. Lorsque sa santé se dégrade, un médecin lui révèle que ses symptômes sont dus au stress. Ce n’est qu’à ce moment qu’il découvre l’ampleur de l’irrégularité de sa situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fouad, quant à lui, vivait sur ses économies et dépendait de l’<strong>aide alimentaire</strong>. À aucun moment il ne pense que sa situation puisse être considérée comme une violation de ses droits. Ce n’est qu’en rencontrant le <strong>Centre des travailleurs et travailleuses immigrants</strong> (CTTI) qu’il prend conscience des recours possibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Aide juridique et soutien communautaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des organismes comme le CTTI jouent un rôle crucial dans ce type de dossier. Ils offrent un <strong>accompagnement juridique</strong>, une <strong>assistance psychologique</strong> et, surtout, une voix collective à ceux qui sont souvent isolés. À Montréal, plusieurs anciens travailleurs se sont regroupés pour manifester devant les anciens bureaux de l’agence Iris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette solidarité permet aussi de documenter les <strong>pratiques abusives</strong>. Environ 20 travailleurs ont déposé une plainte à la CNESST, certains depuis plus d’un an. Ce n’est qu’après la médiatisation du cas par la presse locale que l’organisme a suspendu le permis de l’agence. Une décision tardive mais essentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La CNESST réclame aujourd’hui près de 100 000 \$ à l’agence Iris pour salaires impayés. Une action saluée par les organisations, mais jugée insuffisante. Car si le permis de placement a été retiré, les victimes, elles, restent sans statut ou dans une situation administrative bloquée.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="512" src="https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Aide-juridique-et-soutien-communautaire-1024x512.jpg" alt="Aide juridique et soutien communautaire" class="wp-image-8287" srcset="https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Aide-juridique-et-soutien-communautaire-1024x512.jpg 1024w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Aide-juridique-et-soutien-communautaire-300x150.jpg 300w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Aide-juridique-et-soutien-communautaire-768x384.jpg 768w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Aide-juridique-et-soutien-communautaire-360x180.jpg 360w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Aide-juridique-et-soutien-communautaire-750x375.jpg 750w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Aide-juridique-et-soutien-communautaire.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Face aux abus, des travailleurs étrangers exploités ont trouvé un appui essentiel auprès d’organismes communautaires engagés dans la défense de leurs droits</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Entreprises clientes et responsabilités partagées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>loi québécoise</strong> prévoit que les entreprises qui emploient, même indirectement, des travailleurs par l’intermédiaire d’une agence sont solidairement responsables des <strong>conditions de travail</strong>. Pourtant, plusieurs établissements ayant collaboré avec Iris affirment avoir agi de bonne foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Résidence <strong>Reine-Antier</strong>, par exemple, dit avoir réglé toutes les sommes dues à l’agence et ignoré les pratiques internes de celle-ci. Une posture qui interroge, car la législation impose aux entreprises une <strong>obligation de vigilance</strong>. Le manque de transparence entre agences et clients alimente cette confusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les faits sont là : des dizaines de travailleurs ont été exploités sous couvert de légalité apparente. Le cas Iris n’est pas isolé. D&rsquo;autres agences font l’objet d’enquêtes, et les témoignages continuent d’affluer.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Quel avenir pour les victimes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Patrick et Fouad, la priorité reste de régulariser leur statut. Mais sans contrat, sans fiches de paie, et parfois même sans adresse fixe, le chemin est semé d’embûches. L’un vit chez sa sœur à Laval, l’autre en colocation précaire. Tous deux doivent encore prouver qu’ils ont été victimes pour espérer obtenir un <strong>permis de travail ouvert</strong> pour travailleurs vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce type de permis, bien qu’existant, reste limité dans le temps et difficile à renouveler. Il ne garantit pas un emploi durable ni une stabilité à long terme. De plus, depuis 2024, le gouvernement a suspendu la délivrance de nouveaux permis pour les emplois à <strong>bas salaire</strong>. Une décision qui, selon certains groupes de défense, pénalise surtout ceux qui sont déjà sur le territoire et tentent de reconstruire leur vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’ombre de ces démarches, il y a des familles. Des conjoints, des enfants, restés au pays, attendant des nouvelles, des transferts d’argent ou des papiers d’<strong>immigration</strong>. À l’image de la femme de Patrick</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="512" src="https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Quel-avenir-pour-les-victimes-1024x512.jpg" alt="" class="wp-image-8290" srcset="https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Quel-avenir-pour-les-victimes-1024x512.jpg 1024w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Quel-avenir-pour-les-victimes-300x150.jpg 300w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Quel-avenir-pour-les-victimes-768x384.jpg 768w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Quel-avenir-pour-les-victimes-360x180.jpg 360w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Quel-avenir-pour-les-victimes-750x375.jpg 750w, https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2025/05/Quel-avenir-pour-les-victimes.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L’affaire Iris met en lumière des travailleurs algériens exploités au Québec, victimes de permis fermés et d’un système d’immigration défaillant.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le cauchemar administratif d&#8217;une famille algérienne au Québec</title>
		<link>https://www.vipresse.com/le-cauchemar-administratif-dune-famille-algerienne-au-quebec/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Djiga Selam]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 18:52:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Diaspora algérienne au Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Fait-divers]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[Une famille algérienne au Québec vit un blocage administratif qui les empêche de travailler depuis plusieurs mois. Installé au Canada depuis 2023, leur quotidien est suspendu à des délais incertains imposés par Immigration Canada. Lorsqu’ils ont posé leurs valises à Saguenay à l’été 2023, Siham Tazi et Nadir Hatraf étaient animés par un projet simple, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une famille algérienne au Québec vit un blocage administratif qui les empêche de travailler depuis plusieurs mois. Installé</strong> <strong>au Canada <strong>depuis 2023</strong>, leur quotidien est suspendu à des délais incertains imposés par Immigration Canada.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’ils ont posé leurs valises à Saguenay à l’été 2023, Siham Tazi et Nadir Hatraf étaient animés par un projet simple, celui d’offrir à leurs enfants une vie meilleure, avec plus d’opportunités et une ouverture sur une nouvelle culture. Ce rêve, mûri depuis un voyage qu’ils ont fait en 2017, s’est transformé en un parcours semé d’obstacles administratifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré leur intégration, un apprentissage du français, du bénévolat, la scolarisation des enfants et leur adaptation à la culture locale, le couple se retrouve aujourd’hui dans une impasse. Depuis juin, ni Siham ni Nadir ne peuvent légalement travailler en raison des délais de traitement prolongés, des règles strictes autour des permis fermés et une réforme qui les a laissés dans une situation précaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">&nbsp;Une famille algérienne au Québec piégée dans un système à double vitesse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Arrivés grâce à un <a href="https://www.vipresse.com/permis-de-travail-ferme-au-quebec-les-etrangers-dans-une-grande-precarite/">permis de travail fermé</a>, Nadir Hatraf, opticien de formation et de métier, était lié à un employeur précis à Saint-Hyacinthe. Ce type de permis restreint la mobilité professionnelle et géographique. Il interdit tout changement d’entreprise, de poste ou même de ville sans une nouvelle autorisation officielle. Lorsque son contrat a pris fin, le renouvellement s’est compliqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les raisons  ? Des exigences inattendues de l’Ordre des opticiens d’ordonnances du Québec. Pour <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2156249/permis-travail-canada-immigration" rel="nofollow noopener" target="_blank">valider son métier d’opticien</a> au Canada, Nadir aurait dû suivre des modules de formation sur trois ans, en présentiel. Or, avec un permis de travail fermé, il n’a pas le droit d’étudier. Pour cela, il lui faudrait demander un <a href="https://www.vipresse.com/visas-etudiant-le-quebec-annonce-une-tres-mauvaise-nouvelle/">permis d’études</a>, ce qui n’est pas envisageable avec une famille à charge et sans revenu stable.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Immigration Canada  : entre délais interminables et manque de clarté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’attente, Nadir a réussi à <a href="https://www.vipresse.com/algeriens-de-montreal-comment-trouver-facilement-et-rapidement-un-emploi/">décrocher un nouvel emploi</a> chez Optique Cristal à Chicoutimi. Le laboratoire, en pleine croissance, a besoin de personnel qualifié. Le recrutement de Nadir semblait n’être qu’une simple formalité. Pourtant, neuf mois plus tard, son dossier est toujours bloqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise, qui a fait appel à une firme spécialisée pour gérer la demande, reste, elle aussi, sans nouvelles. Dominic Pagé, son directeur, ne cache pas sa frustration. Selon lui, les procédures se sont durcies avec les <a href="https://www.vipresse.com/le-canada-lance-un-nouveau-programme-dimmigration-qui-concerne-les-algeriens/">nouvelles politiques d’immigration</a>. Il déplore l’absence de suivi et le manque de visibilité pour les employeurs comme pour les travailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce flou laisse toute la famille dans une attente passive. « Au lieu de travailler pour le gouvernement canadien, payer des impôts comme tout le monde et contribuer au développement de l&rsquo;économie du pays, non  : je reste là. J&rsquo;attends », s’indigne Nadir. Une situation d’autant plus délicate qu’elle impacte chaque membre du foyer.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Entre incertitude et espoir, une vie sur pause</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, les enfants du couple poursuivent leur scolarité. La famille continue de s’intégrer, tout en vivant dans l’ombre de décisions qu’elle ne maîtrise pas. L’angoisse monte à l’approche du 22 avril, date à laquelle Siham et son fils pourraient être contraints de quitter le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le père et la fille, eux, sont dans une zone grise administrative. Rien n’est confirmé, tout reste suspendu. L&rsquo;idée de devoir tout abandonner, vendre la maison, repartir à zéro… devient une perspective de plus en plus concrète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Siham, qui était architecte en Algérie, dit ne plus avoir l’énergie de recommencer ailleurs. “On s’est adapté, on a appris, on s’est investi dans cette vie. Si on reçoit un refus demain, on partira. Mais donnez-nous au moins la chance de travailler en attendant”, plaide-t-elle, et rajoute : « Il se pourrait qu&rsquo;on décide de partir aujourd&rsquo;hui et qu&rsquo;on reçoive la réponse positive demain. On va faire quoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier suit toujours son cours. La réponse d’Immigration Canada pourrait arriver à tout moment. Mais pour cette famille algérienne installée au Québec, chaque jour qui passe est une épreuve silencieuse. Entre démarches en attente, avenir incertain et vie figée, le rêve canadien prend les contours d’un labyrinthe administratif dont ils espèrent encore trouver la sortie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Visas étudiants : Le Québec annonce une très mauvaise nouvelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Djiga Selam]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Mar 2025 14:07:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Visa étudiant]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Québec a annoncé une réduction de 20 % du nombre de visas étudiant pour l&#8217;année à venir. Cette mesure, visant à réguler l&#8217;immigration et à limiter la croissance des inscriptions, affecte directement les étudiants étrangers. Quels sont alors les raisons de cette décision, ses conséquences et ses effets sur les nouveaux postulants ? Le Québec [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Québec a annoncé une réduction de 20 % du nombre de visas étudiant pour l&rsquo;année à venir. Cette mesure, visant à réguler l&rsquo;immigration et à limiter la croissance des inscriptions, affecte directement les étudiants étrangers. Quels sont alors les raisons de cette décision, ses conséquences et ses effets sur les nouveaux postulants ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Québec a récemment annoncé la mise en place de mesures drastiques concernant le <strong>nombre de visas étudiant pour 2025</strong>. Une estimation réduite du nombre de visas que le gouvernement provincial accorderait cet automne pour l’année prochaine qui prend de court de nombreux observateurs et installe une grande inquiétude chez les futurs<strong> étudiants étrangers</strong> et les <strong>institutions d’enseignement</strong>. Ce changement pourrait bien affecter l&rsquo;attractivité du Québec, un acteur majeur dans l&rsquo;accueil des étudiants internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Québec, autrefois très favorable à l’<strong>accueil d’étudiants étranger</strong>s, vient de franchir un nouveau cap avec une annonce qui pourrait transformer l’avenir de milliers d&rsquo;étudiants et d&rsquo;établissements d&rsquo;enseignement. Ces mesures, prises dans le cadre du <strong>projet de loi 74 </strong>du ministre Jean-François Roberge, adopté en décembre dernier r, risquent de bouleverser la <strong>dynamique de l&rsquo;immigration étudiante au Québec</strong> pour les années à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, à partir de cette année, le <strong>gouvernement provincial </strong>mettra en place des quotas stricts concernant les demandes d’admission d’étudiants étrangers dans les établissements d’enseignement québécois. Ce plafond s’élève à 124 760 visas étudiant pour la période allant du 26 février 2025 au 26 février 2026, soit une baisse de 20 % par rapport à l&rsquo;année précédente. Cette décision fait suite à un ensemble de critiques concernant la <strong>gestion des admissions</strong> et des formations, notamment les <strong>formations professionnelles </strong>très courtes, offertes dans les <strong>collèges privés</strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision pourrait aussi avoir des répercussions sur l&rsquo;<strong>image internationale du Québec</strong>, particulièrement sur son attractivité pour les étudiants étrangers. Selon Jean-François Roberge,<strong> ministre de l&rsquo;Immigratio</strong>n, de la Francisation et de l&rsquo;Intégration « Il fallait agir là où il y avait vraiment des abus. »</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">L’Impact des Quotas sur le Nombre de Visas Étudiant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier aspect de cette nouvelle mesure concerne les quotas appliqués aux différents types d&rsquo;établissements. Les collèges privés et certaines formations professionnelles seront les plus touchés par cette réduction. Les <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2143660/certificats-acceptation-caq-quotas-immigration" rel="nofollow noopener" target="_blank"><strong>demandes de visas étudiant</strong></a> pour les <strong>attestations d&rsquo;études collégiales</strong> (AEC) et la formation professionnelle subiront les plus fortes baisses. Le nombre d’étudiants étrangers inscrits dans ces programmes sera réduit de manière significative, le nombre annoncé est de 29 200, alors qu&rsquo;il était de 48 749 l&rsquo;an dernier, soit une réduction allant jusqu’à 40 % pour certains secteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux <strong>demandes d&rsquo;admission à la formation professionnelle</strong>, elles seront limitées à 32 261, alors que le nombre de demande réçu par le gouvernement était de 44 600 l&rsquo;an dernier, soit une diminution de 28 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les universités ne seront pas exemptées de cette mesure, bien que leur quota reste relativement stable, à 63 299 visas étudiant. Ce maintien pourrait être perçu comme une tentative de stabiliser la situation dans les universités, déjà affectées par les plafonds de<strong> permis d&rsquo;étude</strong> imposés par le <strong>gouvernement fédéral </strong>en septembre dernier. Cela permet au Québec de préserver ses <strong>programmes universitaires</strong> tout en cherchant à réguler plus sévèrement l’immigration étudiante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le but de cette réduction est de mieux <strong>réguler l’afflux d’étudiants étrangers</strong> et d’éviter certaines dérives, comme les <strong>formations de courte durée</strong> qui ne débouchent pas sur des carrières professionnelles stables au Québec. Le ministre Jean-François Roberge a souligné qu&rsquo;il s’agissait d’une réponse nécessaire pour assurer une meilleure<strong> intégration des étudiants étrangers</strong> et éviter la saturation de certains secteurs. Cette décision fait également écho à une volonté de réguler la pression exercée sur les services publics, le logement et d&rsquo;autres infrastructures.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Pourquoi le Canada limite les Visas Étudiant ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Québec a vu le nombre d’étudiants étrangers exploser ces dernières années, atteignant en 2023 près de 120 000 étudiants, contre environ 50 000 en 2014. Au-delà du défi d’intégration et de la question de la capacité d’accueil de l’ensemble des <strong>services publics</strong>, cet engouement a soulevé de nombreux problèmes et des remises en question étayées, face notamment au non-respect des quotas hérités de l’<strong>ancienne <a href="https://www.vipresse.com/le-canada-lance-un-nouveau-programme-dimmigration-qui-concerne-les-algeriens/">politique de migration</a></strong>. D’où la décision du gouvernement de durcir les critères d’admission pour une meilleure régulation conforme à la volonté gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministre de l&rsquo;Immigration, <strong>Jean-François Roberge</strong>, le but est d&rsquo;éviter les abus dans certaines formations professionnelles trop courtes et de mieux cibler les étudiants qui souhaitent réellement s’intégrer au <strong>marché du travail québécois</strong>. Le gouvernement a également mentionné qu&rsquo;il devait agir là où il y avait des « abus », particulièrement dans les collèges privés qui ont été accusés de pratiques de recrutement problématiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les conséquences des restrictions de visas étudiants sur les étudiants.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les étudiants étrangers, qui constituent un <strong>réservoir intellectuel </strong>essentiel au Québec, doivent faire face à un avenir incertain. Ces étudiants qui espéraient, que le système leur fournira, plus facilement, un visa étudiant feront désormais face à des difficultés pour obtenir une place, dans les établissements du Québec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et en raison de ces restrictions, certains étudiants pourraient être dissuadés de se rendre au Québec pour étudier, notamment si d’autres pays concurrents, comme <strong>les Etats-Unis</strong>, <strong>la France</strong>, ou d’autres <strong>provinces canadiennes</strong>, ont des conditions d’admission plus favorables. L’attrait du Québec pourrait en pâtir, et ce d’autant plus, que ces restrictions risquent d’entrainer un recul de la <strong>diversité culturelle et académiqu</strong>e, qui contribue à enrichir l’université.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les très fortes restrictions apportées aux visas étudiants pourraient également avoir des conséquences pour l’<strong>économie du Québe</strong>c. En effet, les étudiants étrangers constituent un <strong>apport financier</strong> pour l’économie du Québec, notamment dans les <strong>secteurs de l’hébergement, des services, du tourisme</strong>. Réduire le nombre d’étudiants étrangers pourrait se traduire par une moindre demande, sur ces secteurs, et donc avoir des impacts en matière d’emplois, de <strong>finances publiques</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela dit, le gouvernement semble privilégier la stabilisation de la situation actuelle, en cherchant à éviter une surpopulation d&rsquo;étudiants étrangers qui pourrait nuire à l’intégration de ceux-ci et à la qualité des services fournis.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Des réactions divergeantes des Universités et des Collèges</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté des établissements d’enseignement, les réactions sont partagées. Si certaines universités, notamment celles situées à <strong>Montréal</strong>, continueront de bénéficier de quotas relativement élevés, d&rsquo;autres, plus petites ou spécialisées dans certains domaines, pourraient ressentir des effets négatifs sur leur <strong>recrutement international</strong>. Le recteur de l’<strong>Université de Montréal, Daniel Jutras</strong>, a exprimé son désarroi face à cette situation, soulignant que cette mesure allait à l’encontre des efforts de la province pour attirer les meilleurs talents internationaux</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, certains experts considèrent que ce contrôle plus rigoureux pourrait permettre aux établissements de mieux sélectionner leurs étudiants, contribuant ainsi à améliorer la <strong>qualité de l’enseignement</strong> et de l’<strong>intégration</strong>. Ils avancent par ailleurs que la diversité des profils étudiants dans les programmes favorisera la réussite académique et professionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tournant dans la<strong> politique d’immigration</strong> étudiante d<strong>u Québec</strong> constitue un jalon de plus dans la régulation des flux migratoires. Les prochaines années seront déterminantes pour savoir si cette logique par quotas facilitera la régulation de l’<strong>afflux d’étudiants étrangers</strong> tout en maintenant l’attractivité du Québec comme destination d’études. Les établissements devront rapidement et efficacement adopter ces nouvelles règles et trouver comment attirer et intégrer des étudiants internationaux dans des programmes ayant une forte valeur ajoutée pour l’économie et la société québécoises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les étudiants potentiels devront désormais être particulièrement vigilants sur les quotas des établissements d’enseignement qu’ils envisagent de rejoindre afin de ne pas se retrouver piégés dans ce nouvel univers de régulation stricte du visa étudiant.</p>
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