Le Ramadan 2026 devrait commencer en Algérie le jeudi 19 février 2026, d’après les calculs rendus publics par l’association algérienne d’astronomie Sirius. Cette estimation s’appuie sur des données astronomiques précises liées à la conjonction lunaire et aux conditions nécessaires pour observer le croissant marquant le début du mois de Ramadan 1447 de l’Hégire.
Comme chaque année, la date officielle ne sera confirmée qu’après la nuit du doute, fixée au mardi 17 février 2026, correspondant au 29 Chaâbane 1447 H. Cette procédure relève du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, seule autorité habilitée à annoncer le début du mois sacré en Algérie.
Une conjonction prévue le 17 février à 13 h 01
Dans son communiqué publié le 15 février 2026, l’association algérienne d’astronomie Sirius précise que « l’instant de la conjonction du croissant lunaire marquant le début du mois de Ramadan 1447 H se produira le mardi 17 février à 13 h 01 (heure locale) ».
« Toutefois, l’âge du croissant au moment du coucher du Soleil ce soir-là ne sera pas suffisant pour permettre son observation à l’œil nu depuis notre région, selon l’ensemble des critères astronomiques reconnus. La Lune restera au-dessus de l’horizon dans la ville d’Alger pendant environ six minutes seulement après le coucher du Soleil. Il est également à noter qu’au moment de la conjonction se produira une éclipse solaire annulaire centrale, phénomène qui ne sera pas visible depuis notre région.
Même si la Lune sera au-dessus de l’horizon au moment du coucher du Soleil, le croissant ne se sera pas encore formé de manière à permettre son observation. Il sera donc invisible, même dans les meilleures conditions d’observation. En conséquence, du point de vue strictement astronomique, il est déduit que le mois de Chaâbane sera complété à trente jours, et que le jeudi 19 février 2026 sera le premier jour du mois béni de Ramadan, sur la base de l’observation visuelle directe du croissant, » indique le communiqué.
La conjonction correspond au moment où la Lune et le Soleil sont alignés du point de vue de la Terre. Cet instant marque le début d’un nouveau cycle lunaire sur le plan astronomique. Pour autant, la conjonction ne signifie pas que le croissant est immédiatement visible. L’observation dépend de plusieurs paramètres, notamment l’âge de la Lune au coucher du Soleil, sa position par rapport à l’horizon et le temps pendant lequel elle reste observable après le coucher.
Le 17 février 2026 au soir, les conditions ne devraient pas permettre de voir le croissant en Algérie. Selon Sirius, « l’âge du croissant lunaire au moment du coucher du Soleil ce même soir ne sera pas suffisant pour permettre son observation à l’œil nu depuis notre région ». À Alger, la Lune restera au-dessus de l’horizon environ six minutes après le coucher du Soleil.
Ce laps de temps est considéré comme trop court pour permettre une observation visuelle directe, même si le ciel est dégagé. Les données indiquent que le croissant ne sera pas formé de manière perceptible ce soir-là.
Pourquoi le Ramadan 2026 devrait débuter le 19 février
En tenant compte de ces éléments, l’association précise que « le mois de Chaabane sera complété à 30 jours cette année ». Dans le calendrier hégirien, un mois lunaire compte 29 ou 30 jours selon que le croissant est observé ou non. Sirius indique aussi que cette impossibilité d’observation le mardi 17 février 2026 ne concerne pas uniquement l’Algérie. Elle s’étend, selon ses calculs, à l’ensemble du monde arabe et du continent africain, ainsi qu’aux deux Amériques. Cette estimation inclut les observations réalisées à l’aide de télescopes.
En appliquant le critère de l’observation visuelle directe stricte du croissant, l’association conclut que le premier jour du Ramadan 2026 devrait correspondre au jeudi 19 février 2026 en Algérie. D’autres institutions spécialisées aboutissent à la même date. L’Institut de recherche en astronomie et géophysique, relevant du ministère égyptien de l’Enseignement supérieur, retient également le 19 février 2026 comme début du Ramadan 1447 H selon ses calculs astronomiques.







