Le mariage d’une influenceuse algérienne dans une église a provoqué une vive réaction sur les réseaux. Chanez Belaid, ex-Miss, a convolé avec un homme d’affaires libanais. Bien qu’elle affirme rester musulmane, l’événement ravive les débats autour de l’identité, des traditions et de la place des choix personnels dans la société algérienne.
Lorsque les photos de la cérémonie religieuse chrétienne ont circulé, elles ont instantanément déclenché une tempête en ligne. Le mariage de Chanez Belaid, star des réseaux avec plus d’un million d’abonnés, semblait défier les conventions sociales algériennes. Si certains y ont vu un geste de liberté ou d’ouverture, d’autres y ont perçu une fragilisation des repères culturels. La mariée, quant à elle, a rapidement calmé les rumeurs en affirmant sur Instagram : « je suis toujours musulmane ».
Mariage d’une influenceuse algérienne dans une église bouscule les normes
La cérémonie, tenue à Beyrouth en juillet 2025, s’est déroulée dans une église chrétienne. Drapeau blanc, robe nuptiale traditionnelle, symboles chrétiens, il faut souligné que l’heureux élu est un homme d’affaires libanais, l’image de la cérémonie a immédiatement suscité interrogations et polimique. Dans un pays à majorité musulmane comme l’Algérie, cette décision soulève des questions sur la compatibilité entre croyance religieuse, héritage culturel et choix personnels dans les couples interreligieux.
Chanez Belaid, ancienne Miss Tourisme Arabie (Algérie), est connue pour son positionnement entre modernité et respect des valeurs traditionnelles. Ce mariage a challengé cette image en provoquant discussions passionnées, allant du respect du choix individuel à l’inquiétude autour d’un effritement perçu des repères collectifs.
Ambiguïté entre apparence et conviction
Malgré la mise en scène du rituel chrétien, Chanez Belaid a publié une déclaration formelle sur ses comptes, son mariage ne reflète aucun changement de religion. Elle a réclamé le respect de sa vie privée et rappelé qu’une union civile ou religieuse ne dicte pas forcement une conversion. Ce message, partagé dans la discrétion, a valu à la mariée des messages de soutien, mais aussi des critiques virulentes.
Les internautes se sont notamment questionnés sur le choix d’un lieu de culte différent du sien, sur les implications symboliques aux yeux de certains, et sur la perception d’une possible rupture. La tonalité du débat a oscillé entre fascination pour l’esthétique événementielle et crainte d’un glissement moral.
Sur TikTok et Instagram, les vidéos de l’événement ont été massivement partagées. Les commentaires polarisent : certains louent l’audace et la sincérité d’un acte d’amour, d’autres dénoncent une tentative de provocation publique. « Ce n’est pas une affaire religieuse, c’est un choix personnel. Respect. » « Le problème n’est pas le mariage, mais l’image que cela véhicule dans un pays conservateur. » Ces réactions soulignent l’impact d’une publicisation d’un choix intime dans un espace médiatique fortement normé.
Un symbole d’amour ou un choc culturel ?
Après une première union difficile qui s’était soldée par un divorce en 2021, Chanez Belaid semble avoir trouvé un nouvel équilibre. Son mariage avec un homme d’affaires libanais, célébré en juillet 2025 dans une église, symbolise pour elle un tournant personnel, loin des tumultes passés. Connue pour son charisme autant que pour son franc-parler, l’ex-Miss continue de susciter l’intérêt du public. L’événement, organisé dans un cadre sobre mais élégant, aurait attiré plusieurs personnalités du monde digital.
Que ce mariage soit perçu comme un acte d’amour sincère ou comme un défi à l’ordre social établi, il symbolise une transition culturelle. Il met en lumière les tensions entre attachement aux traditions, ouverture au monde globalisé, et affirmation personnelle. Pour plusieurs observateurs, cette cérémonie rappelle que l’amour peut transcender les frontières religieuses, mais que chaque geste public est scruté dans une société aux sensibilités marquées.
Le mariage de Chanez Belaid dans une église met en lumière la délicate balance entre liberté individuelle et sensibilité collective. En affirmant sa foi, la mariée rappelle qu’un choix de vie ne doit pas automatiquement révoquer ses racines culturelles. Ce mariage, intime mais médiatisé, illustre la complexité d’une génération qui cherche à conjuguer amour, identité et modernité dans un monde en mutation.