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Affaire des témoins de Jéhovah en Algérie : le gouvernement réfute les accusations

Djiga Selam Par Djiga Selam
9 juillet 2025
Dans Société
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Affaire des témoins de Jéhovah en Algérie : le gouvernement réfute les accusations
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Dans l’affaire des témoins de Jéhovah en Algérie, les autorités rejettent les critiques internationales, assurant que les procédures judiciaires ont respecté les droits garantis par la Constitution. Cinq membres, dont deux Français, ont été condamnés pour prosélytisme et atteinte à l’unité nationale, selon la législation en vigueur.

C’est une affaire à l’intersection de la religion, de la justice et des relations internationales. En mars dernier, cinq membres d’un groupe lié aux Témoins de Jéhovah ont été condamnés par la justice algérienne. Deux d’entre eux sont de nationalité française, l’un résidant à Oran, l’autre en mission dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Les autorités affirment que leur condamnation repose sur des bases juridiques solides, loin des accusations d’atteinte à la liberté de religion.

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Face aux critiques formulées par trois rapporteurs spéciaux de l’ONU, l’État algérien a communiqué les faits, les fondements juridiques et la chronologie des événements. Le pays y affirme que toutes les garanties procédurales ont été respectées, sans signalement de violation par les condamnés ou leur défense.

Les Témoins de Jéhovah en Algérie sous le regard de la justice

Selon la version officielle, tout a commencé par un signalement adressé aux services de sécurité. Un citoyen français aurait constitué une cellule chrétienne affiliée aux Témoins de Jéhovah, opérant dans plusieurs localités de la wilaya de Tizi Ouzou, Bouzeguène, Azazga, Larbaâ Nath Irathen, Tizi Rached, Draâ Ben Khedda, ou encore Boghni. Derrière l’apparence d’une activité commerciale, une école de langues à Oran, se serait dissimulée une mission évangélique menée sans autorisation légale.

Une enquête préliminaire a permis d’identifier cinq personnes impliquées, dont un binational et deux Français. Présentés au procureur le 2 juin 2024, ils ont été inculpés pour incitation à changer de religion et atteinte à l’unité nationale, en vertu de l’article 11 de la loi régissant les cultes non musulmans et de l’article 79 du Code pénal. Le jugement prononcé en octobre 2024 a été confirmé en appel en mars 2025, deux ans de prison ferme et une amende de 100 000 dinars algériens pour chacun.

Les Témoins de Jéhovah en Algérie sous le regard de la justice
En mars dernier, un tribunal de Tizi Ouzou a condamné deux personnes dans l’affaire des témoins de Jéhovah en Algérieà deux ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 100 000 dinars algériens chacune pour « incitation à la conversion religieuse » et « atteinte à l’unité nationale » .

Liberté religieuse et minorités religieuses en Algérie

Dans sa réponse transmise aux Nations unies, Alger rappelle que le droit de culte est encadré par la loi et que la liberté religieuse, bien que protégée par la Constitution, ne peut justifier des activités clandestines ou contraires à l’ordre public. Le gouvernement insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de persécuter une confession, mais d’appliquer une législation déjà existante, notamment sur le prosélytisme illégal et l’utilisation abusive d’une couverture professionnelle.

Les autorités réfutent également l’idée que les accusés auraient été contraints ou traités injustement. Elles soulignent que les cinq mis en cause sont restés libres sous contrôle judiciaire durant toute la procédure, que leurs passeports ont été confisqués à titre conservatoire, puis restitués à l’issue du procès. Aucun d’eux n’a déposé de plainte pour mauvais traitement, et leur état de santé n’a suscité aucune alerte.

Des réseaux structurés aux ramifications internationales

L’une des dimensions sensibles de ce dossier réside dans les connexions internationales du groupe. L’enquête a mis en lumière des liens directs avec des antennes des témoins de Jéhovah implantées aux États-Unis, en France et dans plusieurs pays d’Afrique du Nord. Le principal suspect, selon les documents transmis par Alger à l’ONU, aurait reçu une mission de la part de responsables étrangers, agissant ainsi comme relais opérationnel sur le sol algérien.

Le groupe aurait mené ses activités de manière discrète, mais structurée, en profitant de déplacements répétés dans des communes reculées et en organisant des séances de catéchèse dans des maisons particulières. Les autorités voient dans ce « modus operandi » une tentative de contournement délibéré des lois locales, au nom d’un prosélytisme globalisé et peu respectueux des cadres juridiques nationaux.

Droit international et divergences d’interprétation

Là où l’ONU évoque une possible restriction de la liberté de religion, l’Algérie met en avant la nécessité de protéger sa cohésion sociale et son cadre légal. Le débat dépasse donc le seul cas des témoins de Jéhovah en Algérie : il touche à la définition même des droits individuels dans un contexte multiconfessionnel, et à la façon dont les États interprètent leurs engagements internationaux.

La réponse algérienne, tout en fermant la porte à un commentaire sur certaines « observations conventionnelles » déjà formulées dans les rapports onusiens, affirme la volonté du pays de coopérer et de répondre à toute demande d’éclaircissement. Le message est clair : l’Algérie défend une souveraineté judiciaire et administrative qui, selon elle, n’a pas été compromise dans ce dossier.

Droit international et divergences d’interprétation
Témoins de Jéhovah en Algérie : la justice invoque le respect des lois sur les cultes non musulmans face aux reproches de l’ONU.

Une affaire aux multiples répercussions

Au-delà du cas spécifique, l’affaire illustre la complexité des relations entre pratiques religieuses minoritaires, respect des lois nationales et des engagements internationaux. Elle révèle aussi les tensions persistantes entre certains États du Sud et les mécanismes de suivi des droits de l’homme de l’ONU, souvent perçus comme biaisés ou détachés des réalités locales.

Quant aux deux ressortissants français, leur expulsion est en cours de préparation dans le cadre des procédures administratives prévues. Le ministère de l’Intérieur a précisé qu’ils seront accompagnés jusqu’à la frontière, conformément au verdict judiciaire. Une dernière étape qui clôt, du moins sur le plan national, un dossier qui, lui, continuera sans doute de faire parler au-delà des frontières.

Mots clés : JéhovahJusticeprocédures judiciaires
Djiga Selam

Djiga Selam

Djiga Selam, rédactrice web chez ViPresse, passionnée par l’actualité économique et financière, les questions de société et les voyages. Mon objectif : informer avec clarté, rigueur et sens.

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