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Carte verte américaine : Trump fait marche arrière

Ainat Lisa Par Ainat Lisa
31 mai 2026
Dans Immigration
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Carte verte américaine, dossier d’immigration et tampon symbolisant le recul de l’administration Trump sur une mesure contestée

L’administration Trump a renoncé à imposer automatiquement aux candidats à la carte verte américaine de déposer leur demande depuis leur pays d’origine.

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La Carte verte américaine redevient un sujet de débat aux États-Unis. Après avoir annoncé une mesure qui aurait obligé de nombreux candidats à la résidence permanente à quitter le territoire américain pour déposer leur demande depuis leur pays d’origine, l’administration Trump a finalement reculé.

Ce revirement intervient après plusieurs jours de critiques venues d’avocats, d’associations de défense des immigrés et d’élus démocrates. Pour des milliers d’étrangers déjà présents légalement aux États-Unis, le risque d’un départ forcé pour poursuivre une procédure administrative avait provoqué une vive inquiétude.

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Carte verte américaine : une mesure qui a semé la confusion

Le 22 mai 2026, les services américains de l’immigration ont annoncé une nouvelle orientation concernant l’« adjustment of status ». Cette procédure permet à certains étrangers déjà présents aux États-Unis de demander la résidence permanente sans devoir retourner dans leur pays d’origine.

Dans sa première lecture, la mesure laissait entendre que cette possibilité deviendrait exceptionnelle. Les candidats à la Carte verte américaine auraient alors dû passer par une procédure consulaire, c’est-à-dire déposer leur dossier auprès d’une ambassade ou d’un consulat américain à l’étranger.

Pour beaucoup de personnes concernées, ce changement n’était pas un simple détail administratif. Un départ du territoire américain peut signifier plusieurs mois d’attente, une séparation familiale, une rupture professionnelle ou une interruption d’études. Les conjoints de citoyens américains, les salariés temporaires, les étudiants étrangers et certains demandeurs engagés dans des procédures familiales pouvaient être directement touchés.

La décision a rapidement suscité l’incompréhension. Aux États-Unis, la carte verte représente l’accès à la résidence permanente. Elle permet de vivre et de travailler durablement dans le pays. Remettre en cause les démarches depuis l’intérieur du territoire revenait donc à fragiliser une voie centrale de l’immigration légale américaine.

Trump recule après les critiques des avocats et des élus

Face à la polémique, l’administration Trump a finalement clarifié sa position. Les candidats à la Carte verte américaine ne seront pas obligés, de manière systématique, de retourner dans leur pays d’origine pour déposer leur demande.

Le Département de la Sécurité intérieure américain a expliqué que les dossiers seraient examinés au cas par cas. L’administration présente désormais cette orientation comme un rappel du pouvoir d’appréciation des agents de l’immigration, et non comme une interdiction générale de déposer une demande depuis les États-Unis.

Cette nuance change beaucoup de choses. Elle évite une application brutale qui aurait pu toucher un très grand nombre de candidats déjà installés sur le sol américain. Mais elle ne supprime pas totalement l’incertitude. Les agents de l’USCIS, l’agence fédérale chargée de l’immigration légale, conservent une marge de décision importante.

Le député démocrate Jesús “Chuy” García a dénoncé une mesure qu’il jugeait « absurde et cruelle ». Selon lui, elle pouvait forcer des milliers de migrants en situation régulière, y compris des conjoints de citoyens américains, à quitter leur famille et leur emploi pendant de longues périodes.

Des cabinets d’avocats spécialisés en immigration ont également alerté sur les effets possibles de cette décision. Le principal risque venait du flou : qui serait concerné ? Les dossiers déjà déposés seraient-ils affectés ? Les étudiants et travailleurs temporaires seraient-ils traités différemment ? Pendant plusieurs jours, ces questions sont restées sans réponse claire.

Une carte verte au cœur du durcissement migratoire américain

Le recul de Donald Trump ne marque pas un changement de doctrine. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président américain défend une politique migratoire beaucoup plus restrictive. Son discours vise d’abord l’immigration irrégulière, mais plusieurs décisions récentes montrent que l’immigration légale est, elle aussi, sous pression.

La Carte verte américaine se trouve désormais au centre de cette bataille politique. Chaque année, les États-Unis délivrent plus d’un million de cartes de résidence permanente. Une part importante des demandes est déposée depuis l’intérieur du pays. Modifier ce mécanisme revient donc à toucher un pilier de l’immigration américaine.

L’administration Trump affirme vouloir limiter les abus et rappeler que les visas temporaires ne doivent pas automatiquement ouvrir la voie à une résidence permanente. Cette vision concerne notamment les personnes entrées avec un visa étudiant ou un visa de travail temporaire.

Mais pour les défenseurs des immigrés, cette lecture est trop restrictive. Le droit américain permet depuis longtemps, dans plusieurs situations, de passer légalement d’un statut temporaire à une résidence permanente. Des étudiants trouvent un emploi, des salariés sont parrainés par une entreprise, des couples se marient, des familles se construisent. Pour eux, la carte verte n’est pas une faille du système, mais une procédure prévue par la loi.

Ce que ce recul change pour les candidats

Pour les candidats à la Carte verte américaine, la marche arrière de l’administration Trump apporte un soulagement immédiat. Ils ne devraient pas être contraints automatiquement de quitter les États-Unis pour poursuivre leur demande.

Mais la prudence reste nécessaire. Le traitement au cas par cas signifie que chaque dossier pourra être examiné plus strictement. Le statut d’entrée, la durée du séjour, les liens familiaux, l’emploi, le respect des règles migratoires et l’historique administratif pourraient peser davantage dans la décision.

Cette affaire montre surtout que l’immigration légale américaine entre dans une période plus instable. Même lorsqu’un étranger suit une procédure officielle, les règles peuvent évoluer rapidement, sous l’effet d’une décision administrative ou d’un changement politique.

Pour les familles, les étudiants et les travailleurs étrangers déjà présents aux États-Unis, le signal reste donc ambivalent. Le pire scénario semble écarté pour l’instant. Mais l’accès à la carte verte américaine apparaît plus incertain qu’auparavant, dans un climat où la politique migratoire de Donald Trump continue de se durcir.

Mots clés : Carte verteDonald TrumpGreen cardImmigration aux USAVisa Etats-Unis
Ainat Lisa

Ainat Lisa

Ainat Lisa suit les sujets liés aux voyages, aux compagnies aériennes et aux démarches pratiques pour les passagers algériens et la diaspora. Elle traite notamment les règles de transport, les franchises bagages, les politiques tarifaires et les informations utiles avant le départ.

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