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C’est officiel, le Bitcoin et les cryptomonnaies sont criminalisés en Algérie

Fatiha Lar Par Fatiha Lar
28 juillet 2025
Dans Finance
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C’est officiel, le Bitcoin et les cryptomonnaies sont criminalisés en Algérie
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Le cadre juridique entourant les actifs numériques évolue en Algérie. Avec une nouvelle loi entrée en vigueur en juillet 2025, le Bitcoin et les cryptomonnaies sont désormais criminalisés en Algérie. Une mesure qui s’inscrit dans une refonte plus large de la législation anti-blanchiment.

Longtemps marquées par un flou juridique, les cryptomonnaies en Algérie viennent de faire l’objet d’un encadrement légal clair. La parution du décret n°25-10 au Journal Officiel introduit une série de dispositions précises concernant l’usage, la possession et l’échange d’actifs numériques tels que le Bitcoin, l’Ethereum ou l’USDT.

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Une législation pour interdire le Bitcoin et les cryptomonnaies

Avec le décret n° 25‑10 du 24 juillet 2025, l’Algérie renforce la loi n° 05‑01 sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. L’article 6 bis interdit expressément toute utilisation, transaction, possession ou minage de monnaies virtuelles (Bitcoin, USDT, etc.), et cible également les plateformes d’échange et portefeuilles numériques.

L’article précise que « Il est interdit d’émettre, d’acheter, d’utiliser, de posséder, de commercialiser, de promouvoir des actifs virtuels… » un tournant radical dans le dispositif juridique national.

Nouvelle loi en Algérie : les crypto-monnaies désormais criminalisées, les sanctions renforcées https://t.co/24x9BQ5zOY pic.twitter.com/L2mwDn0WQe

— fibladi الجزائر (@fibladi) July 28, 2025

Sanctions importantes pour toute infraction

En cas de non-respect, l’article 31 bis prévoit des sanctions sévères : emprisonnement de deux mois à un an, et amendes de 200 000 à 1 000 000 DZD, voire les deux peines cumulées. Cette pénalisation s’applique à toute personne impliquée dans l’usage, le minage ou le commerce de cryptomonnaies sur le territoire algérien.

Un cadre légal renforcé par une pratique déjà interdite

Cette nouvelle législation vient compléter une position déjà très stricte, en place depuis la loi de finances de 2018. Dès 2017-2018, l’interdiction couvrait déjà l’achat, la vente, l’usage et la détention de monnaies virtuelles comme le Bitcoin, motivée par des risques liés au blanchiment et à l’instabilité financière.

Pourquoi cette interdiction en Algérie ?

Trois motifs principaux expliquent cette approche :

  • Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, du fait de l’anonymat offert par certaines cryptomonnaies.
  • Volatilité et risques élevés pour les épargnants : le Bitcoin ou les altcoins ne sont pas contrôlés par une banque centrale, ce qui les expose à de fortes fluctuations.
  • Préservation du système financier et monétaire officiel : les cryptomonnaies créent un marché parallèle non régulé, critiqué pour sa fuite hors du contrôle de l’État.

Quel impact sur les utilisateurs et le marché informel ?

Malgré cette interdiction stricte, l’usage informel des crypto n’a jamais vraiment disparu. Des groupes privés Telegram ou Facebook, comme Crypto DZ ou Crypto Currency DZ, regroupant des milliers de membres, continuent d’échanger des conseils, de miner ou investir dans des tokens alternatifs.

Un jeune mineur algérien interviewé à Batna expliquait gagner quelques centimes par jour en échange de sa puissance de calcul — une activité pour l’instant très limitée mais qui se répand malgré l’interdit.

L’interdiction en Algérie s’inscrit dans une logique gouvernementale de contrôle des flux financiers et de protection des citoyens face à des mécanismes mal compris. Le pays rejoint une liste de nations comme l’Égypte, le Maroc, le Pakistan ou le Népal qui pratiquent une interdiction absolue des crypto

Pays ayant interdit totalement les cryptomonnaies (Bitcoin et autres)

PaysType d’interdictionMotifs évoquésAnnée
AlgérieInterdiction totale (usage, possession, minage)Blanchiment, financement du terrorisme, protection monétaire2025 (officiel)
MarocInterdiction d’usage et d’échangeInstabilité financière, blanchiment2017
ÉgypteInterdiction religieuse (fatwa) et juridiqueSpéculation, non-conformité à la charia2018
PakistanInterdiction bancaire + minage illégalRisque de fraude, terrorisme financier2018 / 2023
BangladeshInterdiction totaleAbsence de régulation, blanchiment2017
NépalInterdiction stricte + peines de prisonSécurité économique, fuite de capitaux2017
BolivieInterdiction d’usage et de promotionAbsence de contrôle étatique, instabilité2014
ChineInterdiction complète (échange, minage)Souveraineté monétaire, lutte anti-corruption2021
QatarInterdiction bancaireRisques pour la finance islamique, blanchiment2018
AfghanistanInterdiction sous les TalibansLoi islamique, interdiction de tout système non souverain2021
  • Certains pays pratiquent des interdictions partielles (ex. Inde, Russie, Turquie) mais autorisent des formes régulées.
  • En Europe, aucun pays de l’UE n’interdit totalement les cryptos, mais plusieurs imposent des réglementations sévères (licences, déclaration fiscale…).

Perspectives et alternatives

Un espace de régulation futur possible ? Certains spécialistes évoquent la possibilité d’un cadre encadré pour certaines crypto-actifs stables, avec des mécanismes de traçabilité et de supervision.

Les cartes de débit convertissant crypto en dinar deviennent une solution détournée de facto utilisée par certains Algériens à l’étranger, bien que non autorisée en interne.

Avec le décret n° 25‑10 de juillet 2025, l’Algérie confirme et renforce son hostilité aux cryptomonnaies. Cette position, légalisée explicitement pour la première fois dans le cadre de la lutte anti-blanchiment, interdit désormais la détention, l’usage, les transactions, et le minage sur son territoire. Dans un contexte où les cryptos occupent un vide juridique mondial, l’Algérie choisit la voie de l’interdiction totale, écartant toute zone grise ou régulation progressive.

Mots clés : BitcoincryptomonnaieMarché de changeParité Euro-Dollar
Fatiha Lar

Fatiha Lar

Je suis Fatiha, rédactrice chez ViPresse, entre économie, immigration, société et voyages, j’écris pour éclairer, questionner, et parfois déplacer le regard sur l’actualité.

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