À l’approche des grands départs d’été, la douane algérienne rappelle aux voyageurs les règles applicables au transport d’argent liquide. Devises, dinars, chèques de voyage ou instruments de paiement : certaines sommes doivent être déclarées avant le passage au contrôle.
Chaque été, les aéroports et ports algériens voient passer des milliers de voyageurs, notamment des membres de la diaspora venus de France, d’Espagne, d’Italie ou du Canada. Mais un détail administratif peut transformer l’arrivée ou le départ en mauvaise surprise : l’argent transporté sur soi ou dans les bagages doit respecter des seuils précis.
Argent liquide : la déclaration obligatoire au-delà de 1 000 euros
Selon les règles rappelées aux voyageurs, les personnes de nationalité algérienne, résidentes ou non-résidentes, doivent déclarer toute somme en monnaie étrangère dépassant 1 000 euros, ou son équivalent dans une autre devise.
Cette obligation ne concerne pas seulement les billets. Elle vise aussi les pièces, chèques de voyage, effets de commerce, titres négociables ou tout moyen de paiement transférable au porteur. L’objectif est clair : permettre aux services de la Direction générale des douanes de contrôler les flux monétaires à l’entrée et à la sortie du territoire.
Pour les voyageurs étrangers, la prudence reste de mise. Les textes officiels renvoient aux seuils fixés par la législation en vigueur. En cas de doute, déclarer les sommes transportées reste le réflexe le plus sûr, surtout lorsque le montant approche ou dépasse plusieurs milliers d’euros.
Sortie d’Algérie : un plafond annuel de 7 500 euros
La règle la plus sensible concerne la sortie de devises. Depuis le règlement n°24-05 du 13 octobre 2024, les voyageurs résidents et non-résidents quittant l’Algérie peuvent exporter un maximum de 7 500 euros en espèces, ou l’équivalent dans une autre monnaie étrangère, par année civile.
Ce montant doit être justifié. Le voyageur peut être amené à présenter un avis de débit bancaire lorsque l’argent provient d’un compte devises ouvert en Algérie. Au-delà de certains cas, une autorisation de change délivrée par la Banque d’Algérie peut être exigée.
Pour les non-résidents qui repartent avec des devises importées mais non utilisées, la règle prévoit la présentation du formulaire de déclaration établi à l’entrée, visé par un guichet bancaire, un intermédiaire agréé ou un bureau de change.
Dinars algériens : la limite fixée à 10 000 DA
Le dinar algérien obéit à une règle plus stricte. Seuls les voyageurs résidents sont autorisés à importer ou exporter des billets en monnaie nationale, dans la limite de 10 000 DA.
Cette précision concerne notamment les voyageurs qui gardent de petites sommes pour les premières dépenses à l’arrivée : taxi, café, carte SIM ou transport local. Au-delà du seuil autorisé, le transport de dinars peut poser problème lors du contrôle douanier.
Déclaration en ligne : une formalité à faire avant le contrôle
La déclaration peut être faite par voie électronique avant l’arrivée au bureau des douanes, ou par écrit à l’entrée ou à la sortie. Le formulaire doit être renseigné, signé et présenté aux agents si nécessaire.
Il n’est valable que pour un seul séjour. Les montants déclarés doivent aussi pouvoir être présentés physiquement lors du contrôle. Le défaut de déclaration, la fausse déclaration ou l’impossibilité de présenter les sommes déclarées peuvent entraîner des sanctions prévues par la réglementation.
Pour les voyageurs, le bon réflexe est simple : vérifier les seuils avant le départ, garder les justificatifs bancaires et déclarer dès qu’un doute existe. En matière d’argent liquide, l’anticipation évite souvent un blocage à la frontière.







