Le dossier opposant Djamel Belmadi à la Fédération algérienne de football (FAF) serait désormais clos. Selon les révélations du journaliste Farid Maataoui sur le plateau d’El Watania TV, l’ancien sélectionneur national a accepté d’abandonner près de 7,5 millions d’euros d’indemnités afin de mettre un terme définitif au différend qui l’opposait à l’instance fédérale. Une déclaration qui relance le débat sur la gestion des contrats des sélectionneurs en Algérie.
Après plusieurs mois de spéculations autour des indemnités réclamées par Djamel Belmadi à la suite de son départ de la tête de la sélection nationale, de nouveaux éléments viennent éclaircir ce dossier. Les propos tenus par Farid Maataoui laissent entendre que l’ancien sélectionneur des Fennecs a choisi de privilégier une sortie définitive plutôt qu’une longue bataille juridique.
Belmadi aurait abandonné 7,5 millions d’euros
Invité de l’émission diffusée sur El Watania TV, Farid Maataoui a affirmé que Djamel Belmadi a renoncé à environ 7,5 millions d’euros correspondant à une partie de ses indemnités contractuelles.
Selon le journaliste, cet accord tacite mettrait définitivement un terme au contentieux entre les deux parties. En acceptant cette solution, l’ancien sélectionneur ne pourrait plus revendiquer les arriérés concernés.
Cette déclaration constitue la première affirmation aussi précise sur le montant auquel Belmadi aurait renoncé depuis son départ de la sélection nationale en janvier 2024, après l’élimination de l’Algérie dès le premier tour de la Coupe d’Afrique des nations disputée en Côte d’Ivoire.
Ni la Fédération algérienne de football ni Djamel Belmadi n’ont toutefois publié de communiqué officiel détaillant les modalités de cet accord.
Un dossier qui a alimenté les débats pendant de longs mois
Depuis la fin de l’aventure de Djamel Belmadi avec les Verts, la question de ses indemnités n’a cessé d’alimenter les discussions dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Sous contrat avec la FAF jusqu’en 2026, le technicien algérien disposait théoriquement de droits financiers liés à la rupture de son engagement. Les montants évoqués variaient considérablement selon les sources, certaines estimations dépassant plusieurs millions d’euros.
Les déclarations de Farid Maataoui apportent désormais un nouvel éclairage. Elles suggèrent que Belmadi a préféré renoncer à ses indemnités que d’intenter une procédure contre la fédération algérienne, permettant de refermer un dossier devenu particulièrement sensible pour la fédération.
Pour la FAF, cette issue permettrait également d’éviter un énorme contentieux devant les instances internationales, notamment la FIFA ou le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui aurait pu s’étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années.
Un contraste avec la situation de Vladimir Petkovic
Au cours de la même intervention télévisée, Farid Maataoui a établi une comparaison avec la situation actuelle de Vladimir Petkovic.
Selon lui, l’actuel sélectionneur de l’équipe d’Algérie ne renoncerait à aucune indemnité en cas de rupture anticipée de son contrat. Contrairement à Belmadi, qui aurait accepté un compromis financier important, Petkovic bénéficierait des garanties prévues dans son engagement avec la FAF.
Cette comparaison met en évidence les différences entre les deux situations contractuelles et souligne l’importance, pour les fédérations sportives, de négocier des clauses précises lors de la signature des contrats des sélectionneurs.
Belmadi tourne définitivement la page
Avec ces révélations, le chapitre Djamel Belmadi semble définitivement refermé. Arrivé à la tête des Verts en août 2018, Belmadi restera l’un des sélectionneurs les plus marquants de l’histoire du football algérien. Sous sa direction, l’Algérie a remporté la Coupe d’Afrique des nations 2019 en Égypte et établi une série historique de 35 matchs consécutifs sans défaite, un record continental qui avait placé les Fennecs parmi les meilleures sélections africaines.
Malgré les échecs enregistrés ensuite, notamment la non-qualification à la Coupe du monde 2022 puis l’élimination précoce lors de la CAN 2023 disputée en janvier 2024, son passage à la tête de la sélection reste associé à l’une des périodes les plus prestigieuses du football algérien.
Si les déclarations de Farid Maataoui se confirment officiellement, Djamel Belmadi aura donc choisi de tourner définitivement la page en renonçant à une somme particulièrement importante afin de mettre un terme à son différend avec la Fédération algérienne de football. Une décision qui permettrait à toutes les parties de se concentrer désormais sur l’avenir des Verts, sous la direction de Vladimir Petkovic, sans que le dossier financier de l’ancien sélectionneur ne continue de peser sur l’actualité du football algérien.







