Travailler depuis une plage au Portugal, un café à Lisbonne, une île grecque ou encore une ville historique espagnole n’est plus un simple rêve. En 2026, plus de 50 pays proposent désormais un visa spécialement conçu pour les nomades numériques. Un classement international met en avant les destinations les plus attractives pour les télétravailleurs.
Le travail à distance continue de transformer les habitudes professionnelles à travers le monde. De plus en plus d’entreprises autorisent leurs salariés à exercer leur activité depuis l’étranger, tandis que les travailleurs indépendants recherchent des destinations offrant un bon équilibre entre qualité de vie, coût de la vie et infrastructures numériques.
Face à cette évolution, de nombreux États ont créé un visa nomade numérique, un permis de séjour permettant aux télétravailleurs étrangers de vivre légalement sur leur territoire tout en travaillant pour une entreprise ou des clients établis hors du pays. Selon le dernier classement publié par Global Citizen Solutions, plus de 50 pays disposent aujourd’hui d’un tel dispositif.
Visa nomade numérique : plus de 50 destinations ouvertes en 2026
L’offre s’est considérablement développée ces dernières années. Parmi les pays proposant désormais un visa dédié figurent notamment :
- Espagne
- Portugal
- Italie
- Grèce
- Croatie
- Estonie
- Malte
- Chypre
- Costa Rica
- Émirats arabes unis
- Thaïlande
- Indonésie
- Japon
- Corée du Sud
- Afrique du Sud
- Île Maurice
- Seychelles
- Panama
- Uruguay
- Vietnam
Chaque programme fixe ses propres critères d’éligibilité, notamment en matière de revenus, d’assurance maladie, de durée du séjour et parfois de fiscalité.
L’Espagne conserve la première place du classement
Pour la deuxième année consécutive, l’Espagne arrive en tête des meilleurs visas de nomade numérique.
Le pays séduit grâce à plusieurs atouts :
- une excellente qualité de vie ;
- un climat agréable toute l’année ;
- des infrastructures numériques performantes ;
- un vaste réseau de transports ;
- un coût de la vie inférieur à celui de nombreuses grandes capitales européennes.
Le visa espagnol est délivré pour une durée d’un an et peut être renouvelé jusqu’à cinq ans. Les candidats doivent notamment justifier d’un revenu mensuel d’environ 3 300 dollars, soit près de deux fois le salaire minimum espagnol.
Madrid, Barcelone, Valence, Malaga ou encore les villes du Pays basque figurent parmi les destinations les plus recherchées par les télétravailleurs internationaux.
Portugal et Croatie restent des références
Le Portugal occupe la deuxième place. Lisbonne, Porto ou encore l’Algarve continuent d’attirer les travailleurs à distance grâce à un environnement sûr, un excellent système de santé, une forte maîtrise de l’anglais et une qualité de vie reconnue.
Pour obtenir le visa, les autorités exigent un revenu mensuel d’environ 4 211 dollars, une assurance santé, un casier judiciaire vierge ainsi qu’une preuve de logement.
La Croatie complète le podium. Le pays mise sur un coût de la vie particulièrement attractif, estimé entre 40 et 50 % inférieur à celui de nombreux pays d’Europe occidentale.
Les villes de Split, Dubrovnik, Zadar et Zagreb disposent désormais de nombreux espaces de coworking, de communautés internationales et d’événements destinés aux travailleurs à distance.
Le revenu minimum demandé s’élève à environ 2 713 dollars par mois.
L’Europe domine largement le classement
Parmi les dix meilleures destinations figurent également :
- Estonie ;
- Grèce ;
- Italie ;
- Malte ;
- Chypre.
Ces pays ont tous développé des procédures simplifiées afin d’attirer des profils qualifiés capables de travailler entièrement à distance.
L’Estonie, pionnière en la matière, avait lancé dès 2020 le premier véritable visa pour nomades numériques. Son administration largement numérisée et son important écosystème de start-up continuent de séduire les télétravailleurs.
L’Italie, qui a lancé son programme en 2024, permet quant à elle aux travailleurs remplissant les conditions de séjourner jusqu’à douze mois, sous réserve de disposer d’un revenu annuel minimum de 32 000 dollars.
Dubaï et le Costa Rica séduisent hors d’Europe
Le classement ne se limite pas au continent européen. Dubaï, aux Émirats arabes unis, figure à la neuvième place grâce à son programme de travail virtuel, ses infrastructures modernes, son réseau aérien international et son importante communauté d’expatriés. Les candidats doivent toutefois justifier d’un revenu minimum de 5 000 dollars par mois.
Le Costa Rica ferme le Top 10. Le pays attire les télétravailleurs grâce à ses plages, ses forêts tropicales, sa biodiversité exceptionnelle et son mode de vie réputé plus détendu. Le visa est accessible aux personnes percevant au moins 3 000 dollars par mois.
Quels sont les critères pour obtenir un visa nomade numérique ?
Même si les conditions varient selon les destinations, plusieurs exigences reviennent presque systématiquement :
- exercer une activité professionnelle à distance ;
- travailler pour une entreprise située hors du pays d’accueil ou être indépendant ;
- justifier d’un revenu minimum mensuel ou annuel ;
- disposer d’une assurance maladie internationale ;
- présenter un casier judiciaire vierge ;
- fournir une preuve de logement.
Dans certains pays, des règles fiscales spécifiques peuvent également s’appliquer après plusieurs mois de résidence.







