Les procédures liées au Visa Schengen en Italie vont évoluer vers un format entièrement numérique d’ici la fin de l’année 2026. Les autorités italiennes ont confirmé la création d’un portail électronique unique destiné aux demandes de visas de court séjour (type C) et de long séjour (type D). Ce dispositif doit entrer en service au deuxième trimestre 2026.
L’objectif affiché est simple : regrouper sur une même plateforme l’ensemble des démarches aujourd’hui réalisées en partie sur papier. Les demandeurs pourront remplir leur formulaire en ligne, déposer leurs justificatifs au format numérique et régler les frais de visa par voie électronique. Cette centralisation concerne aussi bien les touristes que les voyageurs d’affaires ou les salariés en mobilité internationale.
Une procédure entièrement numérique pour le Visa Schengen
Concrètement, le nouveau système permettra aux consulats italiens d’accéder à un tableau de bord unique. Ce portail sera connecté aux bases de données nationales ainsi qu’aux systèmes européens existants, notamment le Système d’Information sur les Visas (VIS) et les futurs modules ETIAS. Les agents consulaires pourront ainsi vérifier plus rapidement les informations transmises par les demandeurs de Visa Schengen.
La collecte des données biométriques restera obligatoire en présentiel. Les empreintes digitales et la photographie continueront d’être enregistrées dans les centres habilités. Toutefois, les autorités italiennes testent actuellement un dispositif de vérification d’identité à distance destiné aux voyageurs fréquents considérés comme présentant un faible niveau de risque. Cette mesure vise principalement les professionnels amenés à voyager régulièrement entre l’Italie et d’autres pays.
Selon le ministère des Affaires étrangères, le nouveau portail doit permettre de réduire les délais de traitement des visas d’affaires. Le délai moyen actuel, estimé à 15 jours calendaires, pourrait passer à moins de dix jours une fois le système pleinement opérationnel. Des phases de test ont été menées dans certains consulats, notamment à Milan et à New York. Ces essais auraient permis de diminuer de 40 % les erreurs liées à la gestion des documents.
Changements dans les aéroports
La dématérialisation des demandes du visa Schengen implique également des ajustements dans les infrastructures de contrôle aux frontières. Les aéroports de Rome-Fiumicino et de Milan-Malpensa prévoient d’étendre leurs portiques automatisés. Une nouvelle interface permettra aux services de police aux frontières de vérifier en temps réel la validité des visas électroniques enregistrés dans le système.
Pour les entreprises qui envoient des salariés en mission, des changements pratiques sont à anticiper. Les lettres de mission devront mentionner les numéros de confirmation numériques générés par la plateforme, en remplacement des visas autocollants apposés dans les passeports. Cette évolution suppose une mise à jour des procédures internes, en particulier pour les services de ressources humaines et de mobilité internationale.
Pendant la période de transition, certains consulats pourraient continuer à traiter des dossiers papier en parallèle des demandes numériques. Cette coexistence temporaire nécessite une vigilance particulière de la part des demandeurs, afin de vérifier les modalités applicables selon le lieu de dépôt.
Des prestataires spécialisés dans l’accompagnement des démarches consulaires indiquent adapter leurs services au futur système italien. L’entreprise propose déjà une assistance pour les demandes de Visa Schengen et prévoit d’intégrer le nouveau portail dans ses procédures dès son lancement.
La mise en place de ce portail numérique s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation des procédures liées au Visa Schengen au sein de l’espace européen. En Italie, le calendrier annoncé fixe l’échéance à fin 2026 pour une gestion sans papier, avec une généralisation progressive à l’ensemble des consulats concernés.







