À partir du 21 janvier 2026, les demandeurs de visa pour les États-Unis originaires d’un grand nombre de pays devront s’acquitter d’un dépôt de garantie (bond) pour pouvoir présenter une demande de visa USA. Cette mesure, annoncée par le Département d’État américain, élargit considérablement la liste des pays concernés et inclut désormais l’Algérie parmi les nations soumises à cette exigence.
L’accès au territoire américain devient un peu plus complexe pour certains voyageurs en ce début d’année. Une décision récente des autorités américaines modifie les conditions de dépôt des demandes de visa pour plusieurs nationalités, en introduisant une exigence financière supplémentaire.
Derrière cette mesure administrative se cache un changement concret pour les candidats au voyage, qui devront désormais anticiper non seulement les critères habituels, mais aussi un nouveau mécanisme de garantie imposé avant même l’obtention du visa.
Une expansion du programme de cautionnement de visa USA
Le Département d’État des États-Unis a publié une mise à jour de sa liste de pays dont les ressortissants doivent déposer une caution financière pour postuler à certains visas temporaires, notamment les visas B1/B2 de tourisme ou d’affaires. Initialement limité à quelques nations dans le cadre d’un programme pilote, ce dispositif a été quasiment triplé, portant le total à 38 pays concernés.
Selon la notice officielle publiée sur le site du gouvernement américain travel.state.gov, la nouvelle exigence s’appliquera à partir du 21 janvier 2026 aux citoyens des pays récemment ajoutés.

Qu’est-ce qu’un « visa bond » et comment fonctionne-t-il ?
La caution exigée par les autorités américaines varie entre 5 000 USD et 15 000 USD, en fonction de l’appréciation du consulat. Cette somme doit être déposée avant que la demande de visa soit traitée, mais uniquement sur instruction expresse d’un officier consulaire au cours de l’entretien.
Le montant exact est déterminé lors de l’entretien et doit être payé via la plateforme en ligne officielle Pay.gov du Département du Trésor américain. Aucun paiement ne doit être effectué par l’intermédiaire de sites tiers, faute de quoi la somme ne serait pas remboursée.
Une fois le dépôt effectué :
- si le visa est refusé, la caution est remboursée ;
- si le visa USA est accordé et que le titulaire respecte toutes les conditions de son séjour, la caution est également remboursée à la fin de la période autorisée ;
- en cas de non-respect des conditions de visa (par exemple, séjour prolongé), la caution peut être confisquée.
La liste des pays désormais soumis à cette exigence
Parmi les 38 pays concernés par le programme de visa bonds à compter du 21 janvier 2026 figure l’Algérie. La liste comprend également des nations d’Afrique, d’Asie, des Caraïbes et d’Océanie, comme suit :
Période d’application à partir du 21 janvier 2026
Algérie, Angola, Antigua-et-Barbuda, Bangladesh, Bénin, Burundi, Cap-Vert, Cuba, Djibouti, Dominique, Fidji, Gabon, Côte d’Ivoire, Kirghizistan, Népal, Nigeria, Sénégal, Tadjikistan, Togo, Tonga, Tuvalu, Ouganda, Vanuatu, Venezuela, Zimbabwe.
Pays déjà soumis précédemment :
Bhoutan, Botswana, République centrafricaine, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Malawi, Mauritanie, Namibie, Sao Tomé-et-Principe, Tanzanie, Turkménistan, Zambie.
Les raisons avancées par les autorités américaines
Les États-Unis justifient ce système de cautions comme un moyen de prévenir les dépassements de durée de séjour (overstays) et d’encourager les visiteurs à quitter le territoire à l’issue de leur visa. Les responsables américains affirment que les bonds encouragent le respect des conditions d’entrée et réduisent les risques pour l’administration migratoire
Cette pratique s’inscrit dans une série de mesures plus générales visant à renforcer les contrôles d’immigration, parmi lesquelles figurent des exigences d’entretien en personne dans tous les cas et la divulgation de l’historique des réseaux sociaux des demandeurs.
Cependant, des critiques estiment que ce système pourrait rendre les visas inabordables pour de nombreux candidats, en particulier pour les petites entreprises, les étudiants ou les voyageurs de pays à revenus moyens ou faibles.
Ce que cela signifie pour les demandeurs algériens
Pour les Algériens envisagent un voyage aux États-Unis à des fins touristiques, d’affaires ou médicales, la nouvelle règle implique plusieurs points clés :
- Une caution importante peut être exigée, potentiellement jusqu’à 15 000 USD ;
- Le dépôt n’est pas une garantie d’obtention de visa ;
- La somme peut être remboursée si le visa est refusé ou si le titulaire respecte les conditions de séjour ;
- Tous les paiements doivent être faits via les canaux officiels indiqués par le consulat.
Dans le contexte économique actuel, cette mesure pourrait représenter un obstacle financier non négligeable pour de nombreux voyageurs. Elle renforce la nécessité de planifier en amont et de bien comprendre les conditions de visa avant de déposer une demande.
À partir du 21 janvier 2026, les citoyens algériens et d’autres nationalités figurant sur la liste américaine devront parfois déposer une caution financière importante pour pouvoir présenter une demande de visa B1/B2.
Cette règlementation élargie s’inscrit dans une stratégie plus restrictive d’entrée aux États-Unis, avec pour objectif déclaré de réduire les dépassements de séjour, tout en introduisant une étape supplémentaire dans le processus de visa.







