Une rumeur autour de l’allocation touristique à 750 euros agite depuis quelques jours les réseaux sociaux en Algérie. Elle affirme que les voyageurs empruntant la voie terrestre pourraient être exclus du dispositif à partir du 20 juillet 2026. À ce stade, aucun texte officiel ne confirme cette information.
Allocation touristique à 750 euros : ce que dit la rumeur
La polémique concerne surtout les Algériens qui voyagent par route, notamment vers la Tunisie. Selon des publications largement partagées, l’allocation touristique serait bientôt limitée aux voyageurs prenant l’avion ou le bateau. Les déplacements terrestres seraient donc écartés du droit de change accordé aux citoyens résidents.
Mais cette affirmation reste non vérifiée. Vipresse, qui a examiné les éléments disponibles, souligne qu’aucune instruction nouvelle de la Banque d’Algérie ou du ministère des Finances n’a été publiée pour acter une telle exclusion.
Les voyages par route restent mentionnés dans les règles
Le dispositif en vigueur repose sur l’instruction n°05-2025, signée le 17 juillet 2025 par Salah Eddine Taleb, gouverneur de la Banque d’Algérie de l’époque. Elle est entrée en application le 20 juillet 2025 et fixe le droit annuel de change à 750 euros pour les personnes âgées de 19 ans et plus, et à 300 euros pour les voyageurs âgés de 12 à moins de 19 ans.
Les conditions sont encadrées : le droit de change est accordé une fois par an, pour un séjour à l’étranger d’au moins sept jours. Les documents exigés comprennent notamment un passeport valide, un titre de transport aller-retour ou une quittance de voyage terrestre, ainsi qu’un visa lorsque le pays de destination l’exige. La remise des devises peut se faire lors des formalités frontalières pour les voyageurs par voie terrestre. Ces éléments contredisent l’idée d’une exclusion déjà actée du voyage terrestre.
Pourquoi les voyageurs s’inquiètent ?
La sensibilité du sujet s’explique par le durcissement des contrôles autour de l’allocation touristique à 750 euros. En décembre 2025, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, avait affirmé que la décision d’attribution demeurait applicable, tout en confirmant un renforcement du cadre juridique pour éviter les détournements et l’exploitation du dispositif par des intermédiaires.
La Banque d’Algérie a également resserré certaines modalités, notamment pour lutter contre les usages frauduleux de ce droit de change. Mais un contrôle plus strict ne signifie pas une suppression du droit pour les voyageurs par route. Pour l’heure, les Algériens qui prévoient un déplacement terrestre doivent surtout vérifier les conditions auprès de leur banque, conserver leurs justificatifs et éviter de se fier aux publications non sourcées. Toute modification réelle devra passer par un texte officiel clairement publié par les autorités compétentes.







