À partir de 2026, les ressortissants de huit pays africains pourront voyager en Espagne sans demander au préalable un visa Schengen. Cette évolution, qui s’inscrit dans les règles communes de l’espace Schengen, facilite les déplacements de milliers de voyageurs vers l’Europe.
Cependant, l’Algérie ne figure pas sur cette liste, ce qui signifie que les détenteurs d’un passeport algérien devront continuer à accomplir les formalités de visa avant de se rendre en Espagne. Cette annonce a suscité la déception de certains voyageurs algériens qui espéraient un assouplissement des conditions d’entrée dans les pays européens, notamment à la suite de l’amélioration des relations entre les deux pays.
Entrée sans visa Schengen en Espagne : quels sont les huit pays africains concernés ?
Selon les informations publiées par Travel News Africa, l’Espagne appliquera en 2026 une exemption de visa de court séjour pour les citoyens de huit pays africains titulaires d’un passeport ordinaire.
Les pays concernés sont :
- Botswana ;
- Cap-Vert ;
- Eswatini ;
- Lesotho ;
- Maurice ;
- Namibie ;
- Rwanda ;
- Seychelles.
Grâce à cette mesure, leurs ressortissants pourront séjourner jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours en Espagne, mais aussi dans l’ensemble des pays de l’espace Schengen. Les voyages pourront être effectués pour le tourisme, les déplacements professionnels ou les visites familiales, sans qu’une demande de visa préalable soit nécessaire.
Cette exemption ne permet toutefois ni de travailler ni de poursuivre des études de longue durée. Pour ces situations, un visa national ou un permis de séjour demeure obligatoire.
Pourquoi l’Algérie n’est-elle pas concernée ?
Contrairement aux huit États africains cités, l’Algérie reste soumise au régime classique du visa Schengen. Concrètement, les voyageurs algériens devront continuer à déposer un dossier auprès du centre chargé de recevoir les demandes de visa pour l’Espagne. Les autorités consulaires examineront ensuite chaque demande avant de délivrer, ou non, une autorisation d’entrée.
Pour obtenir un visa Schengen, plusieurs documents sont généralement exigés :
- un passeport valide ;
- un formulaire de demande complété ;
- une assurance voyage couvrant l’espace Schengen ;
- une réservation d’hébergement ou une lettre d’invitation ;
- un justificatif de ressources financières ;
- un billet aller-retour ou une preuve de poursuite du voyage.
Aucune modification de ces règles n’a été annoncée pour les citoyens algériens.
Une décision qui s’inscrit dans les règles de l’espace Schengen
Il faut noter que l’Espagne ne décide pas seule des pays dispensés de visa. En tant que membre de l’espace Schengen, elle applique une politique commune définie au niveau de l’Union européenne. Les listes de pays bénéficiant d’une exemption sont établies à partir de plusieurs critères, notamment :
- la coopération en matière migratoire ;
- la sécurité des documents de voyage ;
- les relations diplomatiques avec l’Union européenne ;
- les risques liés à l’immigration irrégulière ;
- les intérêts économiques et touristiques.
Autrement dit, cette évolution ne constitue pas une mesure exclusivement espagnole, mais l’application d’un cadre européen harmonisé.
Une bonne nouvelle pour le tourisme et les échanges économiques
Pour les huit pays africains concernés, cette suppression du visa représente un véritable levier pour développer les échanges avec l’Europe. Les voyageurs pourront organiser plus facilement des séjours touristiques, participer à des salons professionnels, rencontrer des partenaires commerciaux ou rendre visite à leurs proches établis dans les pays de l’espace Schengen.
Le secteur touristique espagnol pourrait également profiter de cette mesure. L’Espagne demeure l’une des destinations les plus visitées au monde. Selon les données de Turespaña, le pays accueille chaque année plus de 90 millions de touristes internationaux, un niveau record atteint en 2025. Faciliter les déplacements de nouveaux marchés émetteurs constitue donc un enjeu économique important pour les autorités espagnoles.
Les voyageurs algériens restent confrontés aux contraintes du visa Schengen
Pour les Algériens, cette annonce rappelle que les procédures de visa demeurent incontournables. Ces dernières années, les demandes de visa Schengen ont fortement augmenté en Algérie, en particulier pour les destinations les plus prisées comme la France, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne. Les délais d’obtention d’un rendez-vous, la préparation des dossiers et le coût des démarches figurent régulièrement parmi les principales préoccupations des candidats au voyage.
Les autorités européennes rappellent également que la possession d’un visa Schengen ne garantit pas automatiquement l’entrée sur le territoire. Les services de contrôle aux frontières peuvent demander des justificatifs supplémentaires, notamment concernant l’objet du séjour, les moyens financiers disponibles ou le billet de retour.
L’Algérie attend toujours une évolution de son statut
À ce stade, aucune annonce officielle ne laisse envisager une exemption de visa Schengen pour les citoyens algériens. Les voyageurs devront donc continuer à respecter les procédures actuelles pour entrer en Espagne et dans les autres pays de l’espace Schengen.
Si cette nouvelle politique constitue une avancée pour huit pays africains, elle met également en lumière les différences qui subsistent entre les États du continent en matière de mobilité internationale. Pour les Algériens, les formalités de visa restent donc une étape obligatoire avant tout séjour touristique, familial ou professionnel en Espagne.







