Les contrôles douaniers se renforcent dans les aéroports algériens à l’approche de la haute saison estivale. Dernier exemple en date : les services des douanes de l’aéroport international 8 Mai 1945 de Sétif ont saisi 7 000 euros transportés par un voyageur sans déclaration, en plus de plus d’un millier de comprimés de médicaments à effets psychotropes.
Dans un communiqué publié jeudi, la Direction générale des douanes (DGD) précise que cette opération a été menée par les agents de la brigade d’inspection des voyageurs lors du contrôle de plusieurs vols internationaux. Les autorités indiquent que les procédures légales ont été engagées à l’encontre des personnes concernées.
Cette affaire remet en lumière une question que se posent de nombreux voyageurs avant de prendre l’avion : quelle somme d’argent est-il possible de transporter lors d’un voyage au départ ou à destination de l’Algérie ?
7 000 euros saisis lors d’un contrôle à l’aéroport de Sétif
Selon la Direction générale des douanes, les agents ont découvert 7 000 euros en espèces qui n’avaient pas été déclarés conformément aux règles encadrant les mouvements de capitaux entre l’Algérie et l’étranger.
Au cours de la même opération, les douaniers ont également saisi 1 034 comprimés de médicaments classés comme psychotropes, détenus sans les justificatifs exigés par la réglementation.
Ces contrôles s’inscrivent dans la lutte contre le trafic de substances réglementées, le blanchiment d’argent et les transferts illicites de devises.
Quelle somme peut-on transporter en avion depuis l’Algérie ?
Contrairement à une idée largement répandue, la réglementation n’interdit pas de voyager avec de l’argent liquide. En revanche, elle impose des obligations de déclaration dès lors que certains seuils sont atteints.
En Algérie, les voyageurs doivent respecter les dispositions prévues par la législation sur les changes et les mouvements de capitaux.
Pour les résidents algériens
Les voyageurs résidant en Algérie peuvent emporter les devises obtenues légalement auprès d’une banque ou d’un établissement financier agréé, dans la limite des montants autorisés par la réglementation de la Banque d’Algérie. Ils doivent être en mesure de présenter les justificatifs d’achat de ces devises lors des contrôles.
Pour les non-résidents
Les voyageurs étrangers ou les Algériens résidant à l’étranger peuvent importer des devises sans limitation de montant. En revanche, toute somme égale ou supérieure à 1 000 euros (ou son équivalent dans une autre monnaie) doit obligatoirement faire l’objet d’une déclaration auprès des services des douanes à l’entrée sur le territoire national.
Cette déclaration est essentielle, car elle permet ensuite de justifier la réexportation des devises lors du départ.
À la sortie du territoire
Les non-résidents peuvent réexporter les devises qu’ils avaient déclarées à leur arrivée, dans la limite du montant inscrit sur la déclaration d’importation.
Pour les résidents, la sortie de devises est soumise aux plafonds et aux conditions fixés par la réglementation en vigueur et aux justificatifs délivrés par les établissements bancaires.
Pourquoi la déclaration est-elle obligatoire ?
La déclaration des devises ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle permet aux autorités de lutter contre le blanchiment d’argent, le financement des activités criminelles et les transferts illicites de capitaux.
Le non-respect de cette obligation peut entraîner :
- la saisie immédiate des devises ;
- des sanctions administratives ;
- des poursuites judiciaires prévues par la législation sur les changes.
Le cas enregistré à l’aéroport de Sétif illustre cette vigilance accrue des services des douanes, particulièrement durant la période estivale, marquée par une forte augmentation du nombre de voyageurs.
Les douanes appellent les voyageurs à vérifier les formalités avant leur départ
La Direction générale des douanes invite les passagers à consulter les informations mises à disposition avant tout déplacement international afin d’éviter les mauvaises surprises lors des contrôles.
Outre les règles relatives aux devises, les voyageurs doivent également vérifier les conditions applicables au transport de médicaments, de produits soumis à autorisation ou de marchandises faisant l’objet d’une déclaration.
Avec l’intensification des contrôles dans les principaux aéroports du pays, les autorités rappellent qu’une bonne connaissance des formalités douanières permet d’éviter la saisie de biens, les retards et d’éventuelles poursuites. Pour les voyageurs, quelques minutes consacrées à vérifier la réglementation avant le départ peuvent ainsi éviter des conséquences bien plus lourdes à l’arrivée ou au moment de quitter le territoire.







