<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Immigration en France &#8211; ViPresse</title>
	<atom:link href="https://www.vipresse.com/tag/immigration-en-france/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.vipresse.com</link>
	<description>Suivez l&#039;actualité du jour et restez informé</description>
	<lastBuildDate>Sun, 24 May 2026 11:29:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.vipresse.com/wp-content/uploads/2024/10/Favicon-vps-2-75x75.jpg</url>
	<title>Immigration en France &#8211; ViPresse</title>
	<link>https://www.vipresse.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Regroupement familial en France : Darmanin annonce un durcissement inédit</title>
		<link>https://www.vipresse.com/regroupement-familial-en-france-darmanin-annonce-un-durcissement-inedit/</link>
					<comments>https://www.vipresse.com/regroupement-familial-en-france-darmanin-annonce-un-durcissement-inedit/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aris. Bil]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 11:29:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Gérald Darmanin]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration en France]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration légale]]></category>
		<category><![CDATA[Regroupement familial]]></category>
		<category><![CDATA[Titres de séjour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.vipresse.com/?p=15405</guid>

					<description><![CDATA[Le regroupement familial en France revient au centre du débat politique après une nouvelle sortie de Gérald Darmanin. Le garde des Sceaux propose un moratoire de trois ans sur l’immigration légale et veut limiter l’accès au regroupement familial pour certains travailleurs étrangers. La proposition, formulée dans un entretien au Journal du Dimanche et largement reprise [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le regroupement familial en France revient au centre du débat politique après une nouvelle sortie de Gérald Darmanin. Le garde des Sceaux propose un moratoire de trois ans sur l’immigration légale et veut limiter l’accès au regroupement familial pour certains travailleurs étrangers.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La proposition, formulée dans un entretien au <em>Journal du Dimanche</em> et largement reprise dans la presse française, intervient à moins d’un an de la présidentielle de 2027. Elle marque un tournant : le débat ne porte plus seulement sur les sans-papiers, les OQTF ou les expulsions, mais aussi sur l’immigration régulière, les titres de séjour et le droit de vivre en famille en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Regroupement familial en France : ce que propose Gérald Darmanin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gérald Darmanin défend l’idée d’un « moratoire de trois ans sur l’immigration légale ». Selon lui, la France serait arrivée à la limite de ses capacités « d’intégration et d’assimilation ». Dans la même logique, le ministre de la Justice estime qu’il faut « mettre fin à l’immigration telle qu’elle est aujourd’hui ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mesure la plus sensible concerne<a href="https://www.vipresse.com/titres-de-sejour-pour-les-algeriens-en-france-ce-quil-faut-vraiment-changer/"> les étrangers titulaires d’un titre de séjour </a>délivré pour le travail. Gérald Darmanin propose de considérer que ces titres « n’ouvrent plus droit au regroupement familial ». En clair, un étranger autorisé à travailler en France pourrait, dans cette hypothèse, ne plus pouvoir faire venir son conjoint ou ses enfants au titre de cette procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction changerait profondément la logique actuelle. Jusqu’ici, l’immigration de travail n’est pas pensée uniquement comme une présence économique temporaire. Elle peut aussi ouvrir, sous conditions, une perspective d’installation familiale. La proposition Darmanin vise à casser ce lien entre travail, séjour et vie familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien ministre de l’Intérieur défend également une réforme de la Constitution afin d’instaurer des quotas migratoires « limitatifs » et non plus simplement indicatifs. Il affirme qu’un référendum sur l’immigration supposerait lui aussi une modification constitutionnelle. Cette ligne reprend <a href="https://www.mediaterranee.com/2832026-immigration-darmanin-propose-un-moratoire-de-trois-ans-sur-les-entrees-legales.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">une idée déjà évoquée au début de l’année 2026</a>, lorsqu’il avait défendu une suspension temporaire de l’immigration régulière, notamment le regroupement familial et l’immigration de travail, avec des exceptions possibles pour certains profils comme les médecins, les chercheurs ou certains étudiants. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le regroupement familial devient un sujet central</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le regroupement familial est l’un des dispositifs les plus sensibles du droit des étrangers. Il permet à un étranger résidant légalement en France de demander la venue de certains membres de sa famille, principalement son conjoint et ses enfants mineurs, sous plusieurs conditions. Ces conditions concernent notamment la durée de présence en France, les ressources, le logement et le respect de certaines règles administratives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet est politiquement explosif parce qu’il touche à deux visions opposées de l’immigration. Pour ses défenseurs, le regroupement familial relève du droit à une vie familiale normale et favorise l’intégration des personnes installées régulièrement. Pour ses opposants, il contribue à une immigration durable, parfois jugée trop difficile à maîtriser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gérald Darmanin s’inscrit clairement dans cette seconde lecture. En ciblant les titres de séjour liés au travail, il veut différencier l’étranger utile économiquement de l’étranger appelé à s’installer durablement avec sa famille. Cette approche peut séduire une partie de la droite et de l’électorat favorable à des quotas plus stricts. Elle risque aussi d’être contestée par les associations de défense des étrangers, les juristes et certains secteurs économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.gisti.org/IMG/pdf/add_cj49_regroupement-familial.pdf?utm_source=chatgpt.com" rel="nofollow noopener" target="_blank">Le Gisti, organisation spécialisée dans le droit des étrangers</a>, rappelle que la procédure de regroupement familial n’a pas été modifiée par la loi immigration du 26 janvier 2024, même si cette loi a renforcé plusieurs exigences liées au parcours d’intégration. Une nouvelle réforme ciblant directement ce dispositif ouvrirait donc une nouvelle séquence juridique et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Titres de séjour pour le travail : les étrangers concernés en première ligne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La proposition Darmanin vise particulièrement les étrangers arrivés ou régularisés pour travailler. Le message politique est clair : la France pourrait continuer à accepter certains travailleurs étrangers, mais sans leur garantir les mêmes possibilités de regroupement familial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les personnes concernées, les conséquences seraient très concrètes. Un salarié étranger pourrait vivre en France, payer ses impôts, cotiser, occuper un poste dans un secteur en tension, mais rester séparé de son conjoint ou de ses enfants. Cette situation créerait une forme d’immigration de travail plus restrictive, davantage centrée sur les besoins immédiats de l’économie que sur l’installation des familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs secteurs français dépendent pourtant de la main-d’œuvre étrangère : bâtiment, agriculture, hôtellerie-restauration, aide à domicile, logistique, nettoyage, santé ou services à la personne. Dans ces métiers, l’attractivité de la France ne se limite pas au salaire. Elle dépend aussi de la possibilité de se projeter, de stabiliser sa situation et de vivre avec sa famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que la proposition pourrait produire un effet paradoxal. En durcissant le regroupement familial, la France pourrait rendre certains métiers moins attractifs pour des travailleurs étrangers qualifiés ou expérimentés. Le durcissement migratoire peut donc entrer en tension avec les besoins du marché du travail, notamment dans les secteurs qui peinent déjà à recruter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quotas migratoires et Constitution : un chantier politique lourd</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Gérald Darmanin ne propose pas seulement une restriction administrative. Il veut aussi modifier le cadre constitutionnel pour permettre des quotas migratoires réellement contraignants. La nuance est importante : parler de quotas « limitatifs » signifie fixer un plafond que l’administration ne pourrait pas dépasser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle réforme ne serait pas simple. Modifier la Constitution française suppose soit un référendum, soit un vote du Parlement réuni en Congrès à la majorité des trois cinquièmes. Dans une Assemblée nationale fragmentée, obtenir une telle majorité serait politiquement difficile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat porterait aussi sur la compatibilité d’une telle réforme avec les engagements internationaux et européens de la France. Le droit à la vie familiale est protégé par plusieurs textes et régulièrement invoqué devant les juridictions. Un durcissement trop large du regroupement familial pourrait donc être contesté, notamment devant les tribunaux administratifs, le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne des droits de l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France a déjà connu de nombreuses réformes migratoires. Selon <em>Le Monde</em>, depuis 1945, le pays a voté une nouvelle loi sur l’immigration en moyenne tous les deux ans, avec 118 textes recensés. Cette instabilité législative contribue à rendre le droit des étrangers particulièrement complexe, aussi bien pour les ressortissants étrangers que pour les préfectures, les avocats et les employeurs. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une offensive politique à l’approche de 2027</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette sortie de Gérald Darmanin intervient dans une période de recomposition politique. Ancien membre du RPR puis de l’UMP, passé par presque tous les gouvernements d’Emmanuel Macron depuis 2017, il occupe aujourd’hui une position singulière au sein du bloc central et de la droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son entretien, il explique qu’« il va se passer beaucoup de choses d’ici un an » et laisse planer le doute sur une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2027. Il affirme qu’il prendra sa décision « en fonction du seul intérêt » du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il prend aussi soin de situer les autres figures du paysage politique. Gérald Darmanin juge Édouard Philippe « le mieux placé aujourd’hui », qualifie Gabriel Attal de représentant d’une « social-démocratie progressiste » et présente Bruno Retailleau comme le visage de « la droite conservatrice ». Cette manière de placer les concurrents permet aussi de clarifier sa propre ligne : une droite d’ordre, attachée à la fermeté migratoire, mais inscrite dans l’héritage gouvernemental macroniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’immigration devient ainsi un marqueur de positionnement. En proposant un moratoire sur l’immigration légale, Gérald Darmanin cherche à occuper un espace politique déjà disputé par Les Républicains et le Rassemblement national. Le regroupement familial sert ici de symbole : il parle à la fois de frontières, d’intégration, de travail, de famille et d’identité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que cela pourrait changer pour les Algériens de France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les ressortissants algériens, le débat est particulièrement suivi. Leur situation en France est encadrée par l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un texte spécifique qui organise une partie des règles de séjour, de travail et d’installation des Algériens sur le territoire français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque durcissement annoncé sur l’immigration relance donc une interrogation : les Algériens seraient-ils concernés de la même manière que les autres étrangers ? La réponse dépendrait du contenu exact d’une éventuelle réforme. Si le gouvernement voulait modifier les règles applicables aux ressortissants algériens, la question de l’accord bilatéral pourrait revenir au premier plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la diaspora, ce type d’annonce est souvent reçu avec inquiétude. Pour de nombreux Algériens établis en France, le regroupement familial n’est pas un mécanisme abstrait. Il concerne des conjoints restés au pays, des enfants séparés de l’un de leurs parents ou des familles qui attendent depuis des mois une décision préfectorale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un durcissement supplémentaire pourrait allonger les délais, multiplier les refus et pousser davantage de dossiers vers les recours administratifs. Il pourrait aussi renforcer le sentiment d’insécurité juridique chez des étrangers pourtant installés légalement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un débat qui dépasse les sans-papiers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La proposition Darmanin est politiquement forte parce qu’elle déplace le débat. Depuis plusieurs années, les discussions sur l’immigration en France se concentrent souvent sur les personnes en situation irrégulière, les obligations de quitter le territoire français, les centres de rétention ou les expulsions. Cette fois, le cœur du sujet est différent : l’immigration légale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie que des étrangers respectant les procédures, titulaires d’un titre de séjour et intégrés au marché du travail pourraient être directement concernés par une réforme. Le signal envoyé est donc plus large : la France ne veut pas seulement mieux contrôler les entrées irrégulières, elle veut aussi revoir <a href="https://www.vipresse.com/france-le-regroupement-familial-des-algeriens-menace/">les conditions d’installation des étrangers admis légalement</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution pourrait devenir l’un des grands thèmes de la présidentielle de 2027. Elle oppose déjà plusieurs logiques : la maîtrise des flux migratoires, les besoins économiques, le droit à la vie familiale, les équilibres constitutionnels et les engagements internationaux de la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le regroupement familial en France entre ainsi dans une nouvelle zone de tension. Derrière la formule politique, une question très concrète se pose : un pays peut-il faire venir des travailleurs étrangers tout en limitant fortement leur possibilité de vivre avec leur famille ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"></h2>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.vipresse.com/regroupement-familial-en-france-darmanin-annonce-un-durcissement-inedit/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ces candidats d&#8217;origine algérienne aux élections en France</title>
		<link>https://www.vipresse.com/ces-candidats-dorigine-algerienne-aux-elections-en-france/</link>
					<comments>https://www.vipresse.com/ces-candidats-dorigine-algerienne-aux-elections-en-france/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aris. Bil]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 18:43:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Algériens de France]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora algérienne]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration en France]]></category>
		<category><![CDATA[Municipales françaises]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.vipresse.com/?p=15161</guid>

					<description><![CDATA[Les élections municipales françaises ont débuté le dimanche 15 mars 2026, avec la participation de près de 900 000 candidats répartis sur 50 000 listes. Parmi ces candidats, plusieurs sont de origine algérienne, représentant différentes sensibilités politiques, notamment des listes de gauche, indépendantes et écologistes. Leur présence se concentre dans les zones où la population [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les élections municipales françaises ont débuté le dimanche 15 mars 2026, avec la participation de près de 900 000 candidats répartis sur 50 000 listes. Parmi ces candidats, plusieurs sont de origine algérienne, représentant différentes sensibilités politiques, notamment des listes de gauche, indépendantes et écologistes. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur présence se concentre dans les zones où la population issue de l’immigration algérienne est plus importante, telles que Paris et ses environs, Marseille, Lyon, ainsi que certaines régions du nord et de l’est de la France. Ces candidats présentent des parcours variés et des engagements différents, mais tous participent à la vie politique locale avec l’objectif d’agir sur leur territoire. <a href="https://www.echoroukonline.com/%d9%85%d8%aa%d8%b1%d8%b4%d8%ad%d9%88%d9%86-%d9%85%d9%86-%d8%a3%d8%b5%d9%88%d9%84-%d8%ac%d8%b2%d8%a7%d8%a6%d8%b1%d9%8a%d9%91%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%b3%d8%a8%d8%a7%d9%82-%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%ad" rel="nofollow noopener" target="_blank">Ils ont été interrogés par Echorouk </a>sur leurs motivations et sur l’influence de leur <strong>origine algérienne</strong> dans leur engagement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Engagements des candidats d&rsquo;origine algérienne </h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Salima Saadi</strong>, candidate sur la liste « Metz ensemble » dans la commune de Metz, au nord-est de la France, explique que son engagement découle de plus de vingt ans d’expérience dans la vie publique et le travail associatif. Elle déclare : « J’ai été en contact quotidien avec les habitants et leurs problèmes. Mon engagement est né du terrain et du travail associatif. Mon objectif est d’améliorer la vie de tous les habitants, la politique locale doit rassembler autour des questions quotidiennes ». Elle souligne que sa participation ne vise pas à représenter un groupe ou une communauté spécifique mais à répondre aux besoins de l’ensemble des citoyens de la commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Toufik Khiar</strong>, en tête de liste des « Écologistes » à Le Kremlin-Bicêtre, dans le département du Val-de-Marne, indique que son engagement est lié à sa ville. Il explique : « La politique municipale est la plus proche de la vie quotidienne des citoyens. Je refuse de réduire ma participation à mes origines, les parcours et les expériences diverses enrichissent la vie publique. Il est aussi vrai que la représentation de la diversité dans les institutions reste incomplète. La société française est multiple et il est important que les institutions locales reflètent cette réalité ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hamdani Amarouche</strong>, professeur et membre du Parti socialiste depuis 2016, candidat à Comb-la-Ville en Île-de-France sur une liste soutenue par les écologistes et la gauche, souligne l’importance de représenter la diversité locale : « Mon parcours personnel, avec un double diplôme français-algérien et une résidence en France depuis dix ans, peut envoyer un message à de nombreuses familles qui se sentent souvent peu représentées dans les institutions locales ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les condidats l’origine algérienne dans l’action locale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces candidats occupent une position particulière dans le contexte des relations diplomatiques entre la France et l’Algérie. Certains cherchent à contribuer à la compréhension entre les communautés, tandis que d’autres estiment que ce rôle dépasse leurs responsabilités en tant qu’élus locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Salima Saadi</strong> précise : « <a href="https://www.vipresse.com/attaques-contre-les-algeriens-de-france-cnews-condamnee/">Les relations entre l’Algérie et la France</a> relèvent avant tout des États et de la diplomatie. Les élus locaux ne font pas la politique étrangère. Mais au niveau des territoires, nous pouvons contribuer de manière très concrète : le dialogue, la connaissance mutuelle et les échanges humains. Nos villes sont aujourd’hui des espaces où se rencontrent des histoires et des expériences. Par la culture, les associations, l’économie ou les coopérations locales, il est possible de créer des passerelles tangibles ». Elle ajoute qu’elle a participé à des initiatives reliant différents territoires, notamment autour de la Méditerranée et avec plusieurs pays africains, tout en précisant : « Je ne parle pas au nom d’une communauté ou d’un État. Je suis élue locale française et je travaille pour ma ville. »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">France : Ahmed Berrahal, candidat LFI d’origine algérienne aux municipales, ciblé par l’extrême droite et des Marocains <a href="https://t.co/Sah3eLtCmf" rel="nofollow">https://t.co/Sah3eLtCmf</a><br>Et voilà les toutous de sa Majesté commence <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f92e.png" alt="🤮" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4a9.png" alt="💩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f92e.png" alt="🤮" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f4a9.png" alt="💩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>&mdash; fatmaoulacia (@fatmaoulac29652) <a href="https://twitter.com/fatmaoulac29652/status/2029401179503866028?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">March 5, 2026</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, <strong>Toufik Khiar</strong> indique : « Les relations entre la France et l’Algérie sont complexes et parfois douloureuses, mais elles reposent également sur des liens humains, culturels et familiaux forts. Des millions de Français ont un lien direct ou indirect avec l’Algérie. Cela crée une responsabilité particulière pour ceux qui, comme moi, portent cette double culture. Je préside l’association de l’amitié franco-algérienne, qui rassemble des membres de la société civile ainsi que des élus locaux et nationaux. Depuis plus de quatre ans, nous organisons des rencontres et des initiatives visant à renforcer les liens entre les sociétés civile française et algérienne, notamment à travers des commémorations historiques à Sétif, Guelma et Kherrata ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hamdani Amarouche</strong> ajoute : « Ce sujet m’intéresse particulièrement dans le contexte actuel. Les relations franco-algériennes traversent une période de tensions importantes depuis 2024 : rappel des ambassadeurs, tensions sur le Sahara occidental, questions judiciaires et débats sur l’immigration. Certains observateurs qualifient la situation de la plus tendue depuis 1962. Cela est vrai, mais il existe également des signes positifs. Les élus locaux d’origine franco-algérienne peuvent agir sur le plan humain, en montrant que l’intégration est une réalité et en développant des liens culturels, éducatifs et associatifs entre les deux sociétés ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Amarouch rappelle l’annonce conjointe des présidents français et algérien en 2022, qui proposait un partenariat autour de la jeunesse, de l’énergie et des échanges économiques. Il précise : « Ces ambitions restent valables et les bases sont présentes. Ce qui manque parfois, c’est l’impulsion humaine pour les mettre en œuvre. En tant que professeur et élu local, si les habitants de Comb-la-Ville me font confiance, je souhaite contribuer à ce que la France et l’Algérie se perçoivent clairement et que leurs intérêts communs soient pris en compte. Environ 10 à 12 % des Français ont un lien direct avec l’Algérie. Ce n’est pas une faiblesse, mais un atout, et j’ai choisi de le considérer ainsi ».</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.vipresse.com/ces-candidats-dorigine-algerienne-aux-elections-en-france/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Titres de séjour pour les Algériens en France : ce qu&#8217;il faut vraiment changer</title>
		<link>https://www.vipresse.com/titres-de-sejour-pour-les-algeriens-en-france-ce-quil-faut-vraiment-changer/</link>
					<comments>https://www.vipresse.com/titres-de-sejour-pour-les-algeriens-en-france-ce-quil-faut-vraiment-changer/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fatiha Lar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 19:28:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Algériens de France]]></category>
		<category><![CDATA[Certificat de résidence]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration en France]]></category>
		<category><![CDATA[Titre de séjour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.vipresse.com/?p=14236</guid>

					<description><![CDATA[Après le vote serré d’une résolution du Rassemblement national visant à dénoncer l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, deux avocats parisiens plaident pour une révision constructive de ce texte fondateur, afin d&#8217; adapter le droit au séjour des Algériens à la réalité migratoire actuelle, sans alimenter les tensions politiques. L’obtention et le renouvellement d’un titre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après le vote serré d’une résolution du Rassemblement national visant à dénoncer l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, deux avocats parisiens plaident pour une révision constructive de ce texte fondateur, afin d&rsquo; adapter le droit au séjour des Algériens à la réalité migratoire actuelle, sans alimenter les tensions politiques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’obtention et le<a href="https://www.vipresse.com/7-titres-de-sejour-de-plein-droit-aux-algeriens/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/7-titres-de-sejour-de-plein-droit-aux-algeriens/"> renouvellement d’un titre de séjour</a> sont devenus un parcours semé d’obstacles pour de nombreux ressortissants étrangers, et plus particulièrement pour les Algériens. En cause, un cadre juridique ancien, l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui n’a pas évolué au même rythme que le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une <strong>lettre ouverte adressée aux présidents Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune</strong>, publiée le <strong>31 octobre 2025 sur <a href="https://www.alwihdainfo.com/Lettre-ouverte-aux-presidents-Emmanel-Macron-et-Abdelmadjid-Tebboune-Accord-franco-algerien-du-27-decembre-1968-un_a145514.html?utm_source=chatgpt.com" data-type="link" data-id="https://www.alwihdainfo.com/Lettre-ouverte-aux-presidents-Emmanel-Macron-et-Abdelmadjid-Tebboune-Accord-franco-algerien-du-27-decembre-1968-un_a145514.html?utm_source=chatgpt.com" rel="nofollow noopener" target="_blank">le média Alwihda Info</a></strong>, les avocats <strong>Maîtres Fayçal Megherbi et Bernard Schmid</strong> appellent à une réforme équilibrée, “mais pas dans le sens de l’extrême droite française”.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accord franco-algérien de 1968 face à des réformes ignorées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mercredi dernier, l’Assemblée nationale française a ravivé un vieux débat en adoptant, à une voix près (185 contre 184), une résolution proposée par le <strong>Rassemblement national (RN)</strong> visant à <strong>remettre en cause l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968</strong>. Cet accord historique encadre, depuis plus de cinquante ans, <strong>la circulation, le séjour et l’emploi des ressortissants algériens en France</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soutenue par une partie de la droite républicaine et du groupe Horizons, cette adoption a été perçue comme une victoire symbolique pour l’extrême droite, mais aussi comme un <strong>nouvel épisode de tension entre Paris et Alger</strong>, déjà fragilisés par plusieurs différends diplomatiques récents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’<a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-une-algerienne-fait-valoir-laccord-de-1968/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-une-algerienne-fait-valoir-laccord-de-1968/">accord franco-algérien</a>, signé six ans après l’indépendance de l’Algérie, établit un régime dérogatoire pour les ressortissants algériens résidant en France. Il encadre la circulation, l’emploi et le séjour, notamment via la délivrance du <strong>certificat de résidence</strong>, une carte spécifique distincte des titres de séjour du CESEDA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que plusieurs avenants aient été ajoutés (1985, 1994 et 2001), le dispositif reste “gelé” par rapport au droit commun. Ainsi, <strong>de nombreuses réformes</strong> majeures du droit des étrangers, comme <strong>la loi du 7 mars 2016</strong> ou <strong>la circulaire du 23 janvier 2025</strong>, ne s’appliquent pas aux Algériens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Principale conséquence, ils sont <strong>exclus des </strong><a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-de-10-ans-en-france-cest-plus-complique-pour-les-algeriens/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-de-10-ans-en-france-cest-plus-complique-pour-les-algeriens/"><strong>cartes de séjour pluriannuelles</strong> </a>(« Passeport Talent », « Travailleur saisonnier », etc.) et de certaines procédures de régularisation prévues pour d’autres nationalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’appel de deux avocats pour une réforme juste et réaliste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une <strong>lettre ouverte adressée aux présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron</strong>, les avocats <strong>Fayçal Megherbi</strong> et <strong>Bernard Schmid</strong>, du barreau de Paris, dénoncent la dérive politique autour de ce dossier sensible. Ils rappellent que <strong>les Algériens ne bénéficient d’aucun privilège particulier</strong> en matière de séjour, contrairement à certaines idées reçues.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« L’accord de 1968 n’offre pas d’avantages excessifs, mais il a été figé dans le temps », expliquent-ils. « Il ne prend plus en compte la réalité des mobilités, ni les réformes du droit des étrangers intervenues en France ces dernières années. »</p>
</blockquote>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Des effets concrets sur la vie quotidienne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les deux avocats, cette situation crée une <strong>inégalité de traitement</strong> qui fragilise les Algériens établis en France, qu’ils soient étudiants, travailleurs ou conjoints de Français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les étudiants algériens, par exemple, doivent toujours obtenir une <strong>autorisation provisoire de travail (APT)</strong> pour exercer une activité salariée — une procédure supprimée pour les autres nationalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, les ressortissants algériens ne peuvent pas invoquer <strong>l’article L. 313-4 du CESEDA</strong>, qui autorise une régularisation pour motifs humanitaires.<br>Autre particularité, la <strong>règle des dix ans de présence</strong> sur le territoire, abrogée du droit commun en 2006, reste en vigueur pour les Algériens ; elle permet d’obtenir un certificat de résidence « vie privée et familiale » après une décennie de séjour continu.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Ce que propose la réforme équilibrée suggérée par les juristes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les avocats Megherbi et Schmid plaident pour une <strong>mise à jour pragmatique et équitable</strong> de l’accord franco-algérien, qui tienne compte de l’évolution des flux migratoires et de la réalité socio-économique.<br>Parmi leurs principales recommandations :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Supprimer l’obligation de visa long séjour</strong> pour les Algériens conjoints de Français ou souhaitant exercer une activité commerciale, artisanale ou industrielle.</li>



<li><strong>Harmoniser les droits des étudiants et diplômés algériens</strong> avec ceux des autres ressortissants étrangers en France.</li>



<li><strong>Maintenir la possibilité de régularisation</strong> pour les personnes présentes sur le territoire depuis dix ans, un principe supprimé dans le CESEDA mais toujours défendu dans l’accord bilatéral.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propositions visent à <strong>moderniser sans effacer</strong>, à <strong>adapter sans rompre</strong> : un équilibre nécessaire pour éviter que la question migratoire ne soit, une fois de plus, instrumentalisée politiquement.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Réformer, oui &#8211; mais sans tomber dans le rejet</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les juristes rappellent que <strong>toute révision de l’accord doit se faire dans un cadre de respect mutuel</strong>, loin de la logique de fermeture prônée par certains partis politiques. Car, selon eux, <strong>les Algériens ne sont pas des “privilégiés du séjour”</strong>, mais des partenaires historiques liés à la France par des décennies d’histoire commune, d’échanges et de mobilité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Réformer les accords bilatéraux, oui, mais pour les adapter à la réalité du XXIᵉ siècle, pas pour exclure », concluent-ils. Les deux avocats insistent sur une mise à jour « salutaire » mais équilibrée : <em>« L’actualisation des accords ne doit pas emprunter le chemin de la fermeture et du rejet »,</em> écrivent-ils, soulignant que les Algériens ne sont « en réalité aucunement privilégiés du droit au séjour ».</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Un appel à la raison diplomatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ces juristes, il ne s’agit pas de remettre en cause la coopération franco-algérienne, mais de <strong>l’adapter à l’époque</strong>. L’enjeu dépasse le droit administratif, il touche à la confiance entre deux sociétés liées par une histoire et des flux humains constants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la résolution du Rassemblement national a été adoptée d’une courte majorité (185 voix contre 184), cette lettre ouverte réintroduit une voix juridique modérée dans un débat souvent politisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_franco-alg%C3%A9rien" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_franco-alg%C3%A9rien" rel="nofollow noopener" target="_blank">’accord franco-algérien de 1968</a>, s’il fut un symbole de coopération, <strong>est aujourd’hui un texte figé</strong> qui ne correspond plus aux besoins des deux sociétés.<br>La France et l’Algérie ont désormais le choix, <strong>moderniser ensemble leur cadre migratoire</strong>, ou laisser les extrêmes dicter le récit d’une relation historique qui mérite mieux que la défiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, loin de toute posture partisane, cette lettre ouverte s’inscrit dans une démarche de lucidité et de justice. L’Accord franco-algérien du 27 décembre 1968 n’est pas un vestige du passé, mais l’un des fondements vivants du dialogue entre les deux rives. Le réviser, ce n’est pas le renier, c’est lui offrir une seconde respiration, à la mesure des mutations politiques, sociales et humaines de notre temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être l’histoire retiendra-t-elle ce moment comme celui d’un passage entre deux générations? celle de 1968, qui portait encore la foi dans la fraternité des peuples, et celle d’aujourd’hui, qui cherche à réinventer une relation fondée sur la dignité, l’équité et la reconnaissance mutuelle. Mais une vérité demeure? <em>les droits ne s’effacent pas au gré des vents idéologiques — ils se réécrivent dans la fidélité à la mémoire, et dans la constance du juste.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.vipresse.com/titres-de-sejour-pour-les-algeriens-en-france-ce-quil-faut-vraiment-changer/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les titres de séjour et la nationalité française seront plus chers en 2026</title>
		<link>https://www.vipresse.com/les-titres-de-sejour-et-la-nationalite-francaise-seront-plus-chers-en-2026/</link>
					<comments>https://www.vipresse.com/les-titres-de-sejour-et-la-nationalite-francaise-seront-plus-chers-en-2026/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fatiha Lar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 20:55:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[droits de timbre]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration en France]]></category>
		<category><![CDATA[Nationalité française]]></category>
		<category><![CDATA[Titres de séjour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.vipresse.com/?p=14197</guid>

					<description><![CDATA[En 2026, le projet de loi de finances prévoit une hausse inédite des droits de timbre liés aux titres de séjour et à la naturalisation française. Présentée comme une harmonisation européenne, cette mesure risque surtout d’accentuer la précarité des personnes étrangères, déjà confrontées à des démarches longues, coûteuses et complexes. Une hausse des droits de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 2026, le projet de loi de finances prévoit une hausse inédite des droits de timbre liés aux titres de séjour et à la naturalisation française. Présentée comme une harmonisation européenne, cette mesure risque surtout d’accentuer la précarité des personnes étrangères, déjà confrontées à des démarches longues, coûteuses et complexes.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une hausse des droits de timbre qui fragilise les personnes étrangères</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement français s’apprête à franchir un nouveau cap avec le <strong>projet de loi de finances 2026</strong> : une <strong>hausse des droits de timbre</strong> appliqués à toutes les démarches liées au séjour, à la régularisation et à la naturalisation. Cette mesure, justifiée par une prétendue « harmonisation européenne », inquiète profondément les associations de défense des droits humains. Pour <strong>La Cimade</strong>, <strong>le Gisti</strong> et le <strong>Syndicat des avocat·es de France</strong>, cette politique revient à <strong>taxer le droit de vivre et de travailler en France</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>hausse des droits de timbre</strong> intervient alors que la France est déjà l’un des pays d’Europe où le <strong>coût du titre de séjour</strong> est le plus élevé, surtout au regard du pouvoir d’achat des personnes concernées. Un <strong>rapport parlementaire de 2019</strong> avait pourtant alerté sur ces excès, entraînant une réduction partielle des taxes. Mais en 2026, le gouvernement opère un retour en arrière qui pourrait plonger de nombreuses familles dans une <strong>nouvelle précarité administrative</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des titres de séjour plus chers, une naturalisation hors de portée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme prévue pour 2026 prévoit une <strong>explosion du<a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-europe-nette-baisse-pour-les-algeriens/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-europe-nette-baisse-pour-les-algeriens/"> coût des titres de séjour</a></strong>, mais aussi du <strong>visa de régularisation</strong> et des <strong>frais de naturalisation française</strong>. Chaque étape du parcours administratif devient ainsi un poste de dépense majeur : renouveler un titre, régulariser sa situation ou<a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-et-nationalite-la-france-impose-de-nouvelles-regles/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-et-nationalite-la-france-impose-de-nouvelles-regles/"> demander la nationalité française </a>coûtera bientôt bien plus cher qu’auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces nouvelles taxes sont perçues comme <strong>injustes et discriminatoires</strong>. Pour les associations, il s’agit d’un <strong>obstacle financier délibéré</strong>, ajouté à un système déjà complexe : dématérialisation des démarches, lenteur des préfectures, files d’attente numériques, ou encore délivrance systématique de <strong>titres d’un an</strong> seulement, qui obligent à repayer chaque année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La précarisation administrative : un système entretenu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la <strong>loi Darmanin de 2024</strong>, l’accès à un <strong>titre de séjour pluriannuel</strong> est devenu plus rare. La plupart des étrangers doivent désormais <a href="https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/">renouveler leur titre tous les douze mois</a>, ce qui multiplie les frais et l’incertitude. Avec cette <strong>hausse des droits de timbre 2026</strong>, le coût du séjour légal devient presque insoutenable pour beaucoup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette précarisation n’est pas un hasard, elle est le fruit d’une politique qui <strong>rend volontairement l’accès aux droits difficile</strong>. Démarches dématérialisées, guichets fermés, sites inaccessibles… Les personnes étrangères doivent désormais maîtriser des procédures numériques complexes pour simplement obtenir ou renouveler un document essentiel à leur survie sociale et professionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un « racket institutionnel » dénoncé par les associations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué publié par <strong>La Cimade</strong>, <strong>le Gisti</strong>, <strong>le SAF</strong> et <strong>Avocats pour la défense des droits des étrangers</strong> parle sans détour d’un <strong>« racket institutionnel »</strong>. En rendant les <strong>titres de séjour plus chers</strong>, l’État transforme un droit fondamental en <strong>source de revenus</strong>. Les associations rappellent que ces taxes frapperont en priorité des femmes, des hommes et des familles déjà en situation économique fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour elles, cette mesure s’inscrit dans une <strong>logique d’exclusion</strong>, la politique migratoire actuelle tend à <strong>dissuader plutôt qu’à intégrer</strong>, à <strong>soupçonner plutôt qu’à accompagner</strong>. Derrière les chiffres et les décrets, ce sont des vies entières qui basculent, un étudiant qui abandonne son cursus faute de moyens, un parent séparé de sa famille à cause d’un titre expiré, un salarié licencié pour absence de régularisation à temps.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une cohérence budgétaire au détriment des plus pauvres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>hausse des droits de timbre 2026</strong> n’est pas un cas isolé. Elle s’ajoute à d’autres mesures comme la <strong>hausse des franchises médicales</strong> ou la <strong>suppression de l’APL pour les étudiants étrangers</strong>, autant de décisions qui <strong>font payer aux plus vulnérables le prix de l’austérité budgétaire</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’encourager l’intégration, cette politique nourrit la précarité et le sentiment d’exclusion. Le droit au séjour devient un <strong>luxe administratif</strong>, et l’obtention de la <strong>nationalité française</strong> un <strong>objectif hors de portée</strong> pour des milliers de personnes pourtant installées et actives en France depuis des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les associations signataires appellent le gouvernement à <strong>revenir sur cette mesure</strong> et à <strong>garantir un accès équitable aux droits</strong>. L’<a href="https://www.lacimade.org/presse/hausse-des-droits-de-timbre-un-nouveau-pas-vers-la-precarisation-des-personnes-etrangeres/" data-type="link" data-id="https://www.lacimade.org/presse/hausse-des-droits-de-timbre-un-nouveau-pas-vers-la-precarisation-des-personnes-etrangeres/" rel="nofollow noopener" target="_blank">obtention d’un <strong>titre de séjour</strong> ou de la <strong>naturalisation française</strong></a> ne doit pas dépendre du revenu, mais du respect des principes d’égalité et de dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>hausse des droits de timbre 2026</strong> est plus qu’une décision technique, c’est un choix de société. Une société juste protège les plus fragiles, elle ne les taxe pas pour exister.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.vipresse.com/les-titres-de-sejour-et-la-nationalite-francaise-seront-plus-chers-en-2026/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le titre de séjour en France bientôt renouvelé automatiquement</title>
		<link>https://www.vipresse.com/le-titre-de-sejour-en-france-bientot-renouvele-automatiquement/</link>
					<comments>https://www.vipresse.com/le-titre-de-sejour-en-france-bientot-renouvele-automatiquement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fatiha Lar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 15:37:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration en France]]></category>
		<category><![CDATA[Régularisation des sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Titre de séjour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.vipresse.com/?p=13871</guid>

					<description><![CDATA[Fini les démarches interminables en préfecture ? Une députée socialiste propose de simplifier la vie de centaines de milliers d’étrangers grâce au renouvellement automatique du titre de séjour en France longue durée. Une mesure qui suscite déjà débats et interrogations. Quels titres sont concernés ? Quels changements pour les étrangers ? Explications. Depuis des années, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fini les démarches interminables en préfecture ? Une députée socialiste propose de simplifier la vie de centaines de milliers d’étrangers grâce au renouvellement automatique du titre de séjour<strong> en France </strong>longue durée. Une mesure qui suscite déjà débats et interrogations. Quels titres sont concernés ? Quels changements pour les étrangers ? Explications.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des années, la gestion des titres de séjour est au cœur des critiques. Délais interminables, procédures complexes,<a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-une-nouvelle-facilite-mise-en-place/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-une-nouvelle-facilite-mise-en-place/"> rendez-vous introuvables en préfecture</a>, pour beaucoup d’étrangers, chaque renouvellement ressemble à un parcours du combattant. En déposant son texte à l’Assemblée nationale, la députée Fatiha Keloua Hachi souhaite mettre fin à cette « bureaucratie punitive » et instaurer un système où le renouvellement serait la règle, et non l’exception.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réforme pour en finir avec la complexité administrative</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La scène est familière, des files d’attente à n’en plus finir devant les préfectures, des rendez-vous quasi impossibles à obtenir en ligne, et des dossiers rejetés pour une simple pièce manquante. C’est à cette réalité que souhaite mettre fin la députée <strong>Fatiha Keloua Hachi</strong>, qui a déposé le 16 septembre 2025 une <strong>proposition de loi</strong> visant à instaurer un <strong>renouvellement automatique</strong> pour certaines catégories de titres de séjour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée est simple, si un étranger réside légalement en France depuis plusieurs années, et que rien ne s’oppose juridiquement à son maintien, son titre serait <strong>reconduit de plein droit</strong> sans qu’il ait à refaire l’ensemble des démarches.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quel titre de séjour en France serait concerné ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/">réforme ne viserait pas l’ensemble des titres de séjour</a>, mais seulement ceux qui concernent les résidents installés durablement :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les cartes pluriannuelles</strong> (jusqu’à 4 ans de validité)</li>



<li><strong>Les cartes de résident</strong> (valables 10 ans)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, même ces titres exigent un renouvellement anticipé, entre <strong>2 et 4 mois avant leur expiration</strong>. La procédure impose de fournir :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>justificatifs de revenus, de vie familiale ou d’études,</li>



<li>preuves de résidence en France,</li>



<li>et parfois un <strong>entretien avec l’administration</strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le tout moyennant des frais de <strong>225 €</strong> pour la plupart des titres.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">La députée Fatiha Keloua Hachi a déposé une proposition de loi visant à permettre le renouvellement automatique des titres de séjour longue durée. <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2935.png" alt="⤵" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><a href="https://t.co/Z9jBEGpewZ" rel="nofollow">https://t.co/Z9jBEGpewZ</a> <a href="https://t.co/wRbr1pTjl0" rel="nofollow">pic.twitter.com/wRbr1pTjl0</a></p>&mdash; DemarchesAdministratives.fr (@DemarchesAdm) <a href="https://twitter.com/DemarchesAdm/status/1968233064422904019?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">September 17, 2025</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une présomption de faveur pour les étrangers concernés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La députée socialiste défend cette mesure comme une <strong>simplification administrative</strong>. Elle estime que le système actuel est coûteux, chronophage et source d’inégalités. Avec la réforme, le <strong>renouvellement serait la règle</strong>, et le <strong>refus l’exception</strong>. Autrement dit, c’est désormais à l’administration de démontrer qu’un étranger <strong>ne remplit plus les conditions</strong>, par exemple en cas :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>de <strong>menace à l’ordre public</strong>,</li>



<li>de <strong>rupture des attaches en France</strong>,</li>



<li>ou de non-respect des obligations liées au séjour.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette inversion de la logique actuelle représenterait une avancée significative pour les <a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-lanef-pointe-du-doigt/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-lanef-pointe-du-doigt/">résidents étrangers</a>, réduisant le stress et l’incertitude qui entourent les démarches de régularité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un chemin législatif encore incertain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’idée séduit de nombreux collectifs de défense des droits des étrangers, le projet reste pour l’instant <strong>une proposition de loi</strong>. Son adoption dépendra des débats parlementaires, où les sensibilités divergent sur les questions migratoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ses partisans, la réforme apporterait un gain de temps considérable et allégerait la charge des préfectures. Pour ses détracteurs, elle pourrait être perçue comme une forme de « laxisme administratif », réduisant la capacité de contrôle de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, cette initiative reflète une volonté croissante de <strong>moderniser la gestion des titres de séjour</strong>, souvent critiquée pour ses lenteurs et ses lourdeurs bureaucratiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mesure symbolique pour la relation entre étrangers et administration</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière le débat technique, la proposition soulève une question plus large, quelle place la France veut-elle accorder à ses<a href="https://demarchesadministratives.fr/actualites/renouvellement-automatique-du-titre-de-sejour-tout-savoir-sur-la-proposition-de-loi" data-type="link" data-id="https://demarchesadministratives.fr/actualites/renouvellement-automatique-du-titre-de-sejour-tout-savoir-sur-la-proposition-de-loi" rel="nofollow noopener" target="_blank"> résidents étrangers de longue durée </a>?<br>Le <strong>renouvellement automatique</strong> serait un signe de <strong>confiance et de reconnaissance</strong>, affirmant que l’intégration des étrangers ne doit pas être entravée par des démarches répétitives et coûteuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant le verdict du Parlement, les étrangers concernés continueront à remplir leurs dossiers, mais peut-être pour la dernière fois.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.vipresse.com/le-titre-de-sejour-en-france-bientot-renouvele-automatiquement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Titre de séjour en France : une nouvelle facilité mise en place</title>
		<link>https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-une-nouvelle-facilite-mise-en-place/</link>
					<comments>https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-une-nouvelle-facilite-mise-en-place/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fatiha Lar]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 01:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Démarches visa]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration en France]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous visa]]></category>
		<category><![CDATA[Titre de séjour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.vipresse.com/?p=13802</guid>

					<description><![CDATA[À partir du 1er octobre 2025, une nouvelle facilité pour les étrangers résidant, la préfecture du Cantal ouvre la prise de rendez-vous en ligne pour déposer manuellement les demandes de titre de séjour en France, même pour des motifs absents du portail ANEF. Une avancée attendue, mais qui demande d’être bien préparé. Le 10 septembre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À partir du 1er octobre 2025, une nouvelle facilité pour les étrangers résidant, la préfecture du Cantal ouvre la prise de rendez-vous en ligne pour déposer manuellement les demandes de titre de séjour en France, même pour des motifs absents du portail ANEF. Une avancée attendue, mais qui demande d’être bien préparé.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 10 septembre 2025, la préfecture du Cantal annonce une mesure importante pour les titulaires ou futurs <a href="https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/">demandeurs d’un titre de séjour</a>, à compter du 1er octobre, ceux dont le motif de séjour n’est pas listé sur le site officiel ANEF pourront désormais solliciter un rendez-vous directement auprès de la préfecture pour déposer leur dossier papier. Cette décision marque une évolution dans la politique administrative française, visant à réduire les blocages bureaucratiques pour certains cas jusqu’ici rejetés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Titre de séjour en France, ce qui change exactement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’ici, la majorité des demandes de titre de séjour devaient passer par le portail ANEF (Administration Numérique des Étrangers en France). Si le motif de votre séjour ne figurait pas parmi les choix, vous étiez bloqué : impossible de créer une demande via ce canal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le 1er octobre, dans le département du Cantal, cette situation évolue. La préfecture ouvre une rubrique « Étrangers dans le Cantal, Titre de séjour », dans laquelle vous trouverez la partie « Demander un titre de séjour ». Vous pourrez vérifier si votre motif est concerné, obtenir la liste des documents nécessaires, et surtout prendre un <a href="https://www.cantal.gouv.fr/" data-type="link" data-id="https://www.cantal.gouv.fr/" rel="nofollow noopener" target="_blank">rendez-vous numérique sur le site de la préfecture</a> pour déposer physiquement votre dossier en mains propres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette facilité tend à corriger une faille administrative, l’exclusion pour motif non couvert sur ANEF, qui laissait de nombreux étrangers sans voie claire pour demander leur titre de séjour. Avec ce nouveau RDV en préfecture :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les personnes qui jusqu’à présent étaient « orphelines » de procédure ont une voie alternative.</li>



<li>Cela peut raccourcir les délais, car au lieu d’attendre une évolution d’ANEF ou une décision ad hoc, les demandeurs peuvent agir localement.</li>



<li>C’est un signal de souplesse des services préfectoraux, qui semblent s’adapter aux réalités de terrain.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Limites et conditions à connaître</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette mesure ne s’applique pas uniformément partout, seulement dans le département du Cantal pour le moment. <a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-6-mois-pour-un-rendez-vous-en-prefecture/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-6-mois-pour-un-rendez-vous-en-prefecture/">Les préfectures </a>d’autres départements ne l’ont pas encore annoncée ou ne disposent pas des mêmes ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les demandeurs doivent respecter les délais de dépôt selon leur situation, être capables de présenter un dossier complet, avec tous les justificatifs exigés (identité, établissement d’inscription s’il s’agit d’étudiant, motifs du séjour, ressources, assurance, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de rendez-vous se fait en ligne, mais le dépôt se fait en personne à la préfecture. Attente possible dans l’accueil, respect des horaires, et nécessité de bien suivre les étapes de préparation du dossier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaison avec l’ANEF et autres départements</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ANEF permet déjà de faire de nombreuses démarches en ligne, renouvellement, changement de situation, titres de séjour, etc. Mais elle reste limitée aux motifs qu’elle supporte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, dans d’autres départements, si le motif ne figure pas sur ANEF, l’usager peut être contraint de passer par une procédure courrier ou de rester sans solution, selon les cas. Le Cantal innove en ouvrant cette porte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouveauté rappelle également d’autres initiatives locales de préfectures qui proposent RDV en ligne ou guichet spécial pour certaines catégories (travail, regroupement familial), mais peu avaient annoncé une mesure aussi large s’adressant aux motifs non-pris en charge via ANEF.</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th>Préfecture / Département</th><th>Ce qui est mis en place / annoncé</th></tr></thead><tbody><tr><td><strong>Cantal</strong></td><td>Dès le 1er octobre 2025, les personnes dont le motif du titre de séjour n’est pas listé sur le portail ANEF pourront prendre rendez-vous directement en préfecture via le module “RDV Préfecture” pour déposer un dossier papier.</td></tr><tr><td><strong>Val-de-Marne</strong></td><td>Pour toute demande de titre de séjour qui <strong>ne relève pas de l’ANEF</strong>, les usagers peuvent solliciter un rendez-vous selon des modalités spécifiques propres à la préfecture. Cela s’apparente à une alternative similaire.</td></tr><tr><td><strong>Hérault</strong></td><td>Témoignage d’un utilisateur : son titre arrive à échéance, motif non accessible via ANEF, la préfecture a proposé d’envoyer un mail pour obtenir une convocation papier. Cela montre une forme d’alternative ou de mécanisme de secours.</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouveauté est susceptible de soulager beaucoup d’étrangers en France, confrontés à des<a href="https://www.cantal.gouv.fr/Demarches/Etrangers-dans-le-Cantal/Nouveau-deploiement-de-RDV-prefecture-pour-le-depot-de-votre-demande-de-titre-de-sejour" data-type="link" data-id="https://www.cantal.gouv.fr/Demarches/Etrangers-dans-le-Cantal/Nouveau-deploiement-de-RDV-prefecture-pour-le-depot-de-votre-demande-de-titre-de-sejour" rel="nofollow noopener" target="_blank"> motifs non pris en compte sur ANEF</a>. Cantal ne fait que commencer, mais l’exemple pourrait faire tache d’huile. Pour qui espère obtenir un titre de séjour mais se heurtait jusqu’ici au virtuel d’ANEF, cette mesure représente un espoir réel, un pas vers une administration plus accessible.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-une-nouvelle-facilite-mise-en-place/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Titre de séjour spécial en France : « 1 régularisation sur 20 »</title>
		<link>https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-special-en-france-1-regularisation-sur-20/</link>
					<comments>https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-special-en-france-1-regularisation-sur-20/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fatiha Lar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 10:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration de travail]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration en France]]></category>
		<category><![CDATA[Titre de séjour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.vipresse.com/?p=13451</guid>

					<description><![CDATA[Une vingtaine de livreurs guinéens à Poitiers, qui vivent en France depuis plusieurs années, ont déposé des demandes de titre de séjour spécial. Une seule a été acceptée. Face aux refus et aux menaces d’expulsion, leur lutte soulève une question essentielle, comment accorder une régularisation quand on prouve qu’on est en train de travailler ? [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une vingtaine de livreurs guinéens à Poitiers, qui vivent en France depuis plusieurs années, ont déposé des<a href="https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/"> demandes de titre de séjour spécial</a>. Une seule a été acceptée. Face aux refus et aux menaces d’expulsion, leur lutte soulève une question essentielle, comment accorder une régularisation quand on prouve qu’on est en train de travailler ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Poitiers, une vingtaine de livreurs originaires de Guinée, installés depuis plusieurs années en France et employés dans la livraison à vélo, vivent un véritable parcours du combattant administratif. Malgré leur contribution quotidienne à l’économie locale et à la vie urbaine, seule une demande de régularisation sur vingt a été acceptée par la préfecture. Les autres se retrouvent menacés d’expulsion, un paradoxe qui relance le débat sur la condition des sans-papiers travaillant dans les plateformes de livraison et, plus largement, sur la politique migratoire française.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Titre de séjour, un parcours administratif qui tourne au casse-tête social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ils sont entre 20 et 35 ans, installés en France depuis parfois plus de huit ans, certains sont devenus pères… et pourtant, une vingtaine de livreurs guinéens à Poitiers restent sans papiers. Actifs au quotidien pour des plateformes comme Uber Eats ou Deliveroo, ils forment un collectif pour demander leur régularisation. Et s’étonnent : seule une seule personne sur les vingt a obtenu ce droit à rester. Les autres sont menacés d’expulsion, malgré leurs efforts pour vivre honnêtement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ça nous fait mal. Ça nous empêche beaucoup de choses », confie Alseny, 26 ans, encore sous le coup de son refus. Mohamed, 35 ans, pose la question de fond avec lucidité : « On n’est pas délinquants, on est en train de travailler. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une exception utilisée à la trappe</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-et-nationalite-la-france-impose-de-nouvelles-regles/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-et-nationalite-la-france-impose-de-nouvelles-regles/">Pourquoi une seule régularisation </a>tandis que dix-neuf demandes ont essuyé un refus ? La préfecture l’explique, après examen de chaque situation, un seul dossier répondait aux critères stricts de l’admission exceptionnelle au séjour. Les autres n’y correspondaient pas. Cela soulève des interrogations, en dépit de leur insertion professionnelle, cette marque d’intégration ne suffit pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mathis Haradji, de la CIMADE à Poitiers, joue cartes sur table, « C’est un échec, dans un contexte politique défavorable. Même si on démontre qu’ils travaillent et vivent ici depuis des années, la préfecture ne voit pas cela comme un signe d’intégration. »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="pl" dir="ltr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1eb-1f1f7.png" alt="🇫🇷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Poitiers. Grupa nielegalnych imigrantów z Gwinei, którzy pracują jako kurierzy dla platform dostawczych domaga się legalizacji pobytu. 35-letni Mohamed: „Nie jesteśmy przestępcami, pracujemy. Francja skolonizowała Gwineę, dlatego tu przyjechaliśmy.”<a href="https://t.co/RGugXUEZVj" rel="nofollow">https://t.co/RGugXUEZVj</a></p>&mdash; Adam Gwiazda (@delestoile) <a href="https://twitter.com/delestoile/status/1952504884806160689?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">August 4, 2025</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les recours pour rester</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les rejets entrainent pour ces travailleurs une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Mais le collectif ne baisse pas la tête, un recours est en cours devant le tribunal administratif. Une mesure qui les protège partiellement, même si l’issue reste incertaine, à Poitiers, le taux de rejet des recours frôle les 90 % selon leur avocate, Me Malika Ménard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Difficile de mesurer la violence de leur trajet, traversées de plusieurs pays, risquants passages en Méditerranée… Ils ont fui la misère, l’instabilité politique, la menace permanente. Aujourd’hui, aucun d’eux ne souhaite retourner en Guinée. Le pays reste instable, porteraterres fragiles où certains ne veulent plus remettre les pieds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dossier dépasse Poitiers. Il illustre le fossé entre les réalités professionnelles et les logiques administratives. Comment justifier qu’un statut si basique, vivre et travailler honnêtement — ne puisse ouvrir la voie à un titre de séjour ? La France, en situation de pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs, peine ainsi à concilier règles strictes et pragmatisme économique. Ces livreurs en sont devenus les symboles involontaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La<a href="https://discord.com/channels/1365992418964406384/1365994224277000274/1401558830663471346" data-type="link" data-id="https://discord.com/channels/1365992418964406384/1365994224277000274/1401558830663471346" rel="nofollow noopener" target="_blank"> situation des livreurs guinéens à Poitiers </a>est plus qu’un fait divers. C’est un miroir tendu aux politiques migratoires françaises. Une régularisation sur vingt demandes ne laisse pas seulement des vies en suspens, elle souligne un système à repenser, derrière lequel s’activent des êtres humains contribuant chaque jour à la société. Et qui demandent simplement à pouvoir rester.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-special-en-france-1-regularisation-sur-20/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Obtenir un titre de séjour en France de plus en plus compliqué</title>
		<link>https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/</link>
					<comments>https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fatiha Lar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Jul 2025 09:48:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Démarches visa]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration en France]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous visa]]></category>
		<category><![CDATA[Titre de séjour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.vipresse.com/?p=12677</guid>

					<description><![CDATA[La France durcit l’accès aux titres de séjour. Un décret publié le 15 juillet 2025 impose, dès l’année prochaine, la réussite d’un examen civique aux étrangers souhaitant s’installer durablement dans l’Hexagone. Un nouveau filtre bureaucratique, aux accents politiques affirmés. À partir du 1er janvier 2026, le test un test QCM, un test de connaissances sur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La France durcit l’accès aux titres de séjour. Un décret publié le 15 juillet 2025 impose, dès l’année prochaine, la réussite d’un examen civique aux étrangers souhaitant s’installer durablement dans l’Hexagone. Un nouveau filtre bureaucratique, aux accents politiques affirmés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir du 1er janvier 2026, le test <strong>un test </strong>QCM, un test de connaissances sur la République française pour obtenir un titre de séjour en France pluriannuel ou d’une carte de résident. Une réforme qui marque un tournant dans la politique migratoire française.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Obtenir un titre de séjour en France passera par un examen civique dès 2026</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une France où les questions migratoires s’invitent de plus en plus dans le débat public, le gouvernement franchit une nouvelle étape. Dès janvier 2026, toute demande de titre de séjour pluriannuel (valable entre 2 et 4 ans) ou de carte de résident (valable 10 ans) devra être précédée de la réussite à un examen civique, désormais intégré au parcours d’intégration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret publié le 15 juillet au Journal officiel apporte des précisions concrètes, les demandeurs devront <a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-le-test-impossible/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-le-test-impossible/">répondre à un test QCM </a>(questionnaire à choix multiples) portant sur les valeurs républicaines, les droits et devoirs en société, l’histoire, la culture, les institutions françaises, mais aussi sur la vie quotidienne en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme s’inscrit dans la continuité des exigences linguistiques et civiques déjà renforcées par la loi immigration votée en 2024, mais elle leur donne ici une dimension beaucoup plus sélective.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Titre de séjour en France : le passage par un test QCM devient obligatoire<a href="https://t.co/8pUteWJkne" rel="nofollow">https://t.co/8pUteWJkne</a></p>&mdash; ObservAlgérie (@ObservAlgerie) <a href="https://twitter.com/ObservAlgerie/status/1949162689239912867?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">July 26, 2025</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une réforme à double lecture : intégration ou sélection ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement justifie cette mesure par un objectif clair, <a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-nouvelles-facilitations-annoncees/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-nouvelles-facilitations-annoncees/">renforcer l’intégration des étrangers </a>et s’assurer qu’ils « adhèrent pleinement aux valeurs de la République ». Le message est limpide, l’accueil durable passe désormais par la connaissance des règles du jeu républicain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière le discours officiel, des voix s’élèvent pour dénoncer une approche plus restrictive que pédagogique. « Ce test va exclure des milliers de personnes mal scolarisées, peu à l’aise avec le français, ou originaires de pays où l’accès à une éducation structurée est difficile », alerte un travailleur social à Marseille. L’intégration, selon lui, ne devrait pas être conditionnée à une épreuve scolaire mais soutenue par un accompagnement adapté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux niveaux d’examen pour deux types de titres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret prévoit une distinction importante entre les deux titres de séjour visés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour les titres pluriannuels (2 à 4 ans), le test devra être passé après avoir suivi la formation civique obligatoire, dispensée dans le cadre du Contrat d’Intégration Républicaine.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour la carte de résident (10 ans), l’examen sera plus complet et exigera un niveau de connaissance plus poussé. Toutefois, réussir ce second examen vaudra également validation pour le titre pluriannuel, simplifiant le parcours administratif pour les étrangers les mieux préparés.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, l&rsquo;examen devient une condition préalable à la délivrance du titre, et non plus un simple outil d’accompagnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que contiendra le test : République, Histoire, Institutions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le contenu du test se veut représentatif des fondements républicains français. Il portera sur :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les principes et valeurs constitutionnelles (laïcité, égalité, liberté, fraternité),</li>



<li>Les droits et devoirs en tant que résident (respect des lois, éducation, travail),</li>



<li>La géographie et l’histoire de France, incluant les symboles nationaux,</li>



<li>Le fonctionnement des institutions : rôle du Président, du Parlement, du maire, etc.,</li>



<li>Et plus largement, les repères culturels et pratiques du quotidien (santé, scolarité, logement…).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le but annoncé est de donner à l’étranger « les clés de compréhension de la société française ». Mais en pratique, le caractère obligatoire et conditionnel de cet examen change profondément sa nature, il devient un outil de sélection.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Ce que vivent les étrangers en France n’est plus digne de notre République , la dématérialisation des démarches liées au séjour via la plateforme Anef a multiplié les obstacles. l&#39;accès aux droits est devenu un parcours d&#39;humiliation. <a href="https://t.co/d1QGIoydBc" rel="nofollow">https://t.co/d1QGIoydBc</a></p>&mdash; Olivier Faure (@faureolivier) <a href="https://twitter.com/faureolivier/status/1941888459670507994?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">July 6, 2025</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une réforme critiquée pour ses effets d’exclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les associations de défense des droits des étrangers s’inquiètent de la portée réelle du décret. Pour nombre d’entre elles, cette réforme s’éloigne de la logique d’intégration pour entrer dans une logique de tri administratif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On met en place des barrières supplémentaires, au lieu de lever les obstacles. Ce test va pénaliser les <a href="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-une-etudiante-mere-dun-enfant-expulsee/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-une-etudiante-mere-dun-enfant-expulsee/">personnes les plus vulnérables</a>, femmes isolées, seniors, réfugiés », dénonce la Cimade dans un communiqué. Le risque, selon les ONG, est de voir s&rsquo;accroître la précarité administrative, avec davantage de refus de titres de séjour, et une insécurité juridique croissante pour des milliers de personnes vivant déjà en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret est clair, les nouvelles règles entreront en vigueur le 1er janvier 2026. Cela laisse un peu plus de cinq mois aux administrations pour mettre en place les dispositifs de formation et d’examen, et aux étrangers concernés pour s’y préparer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’essentiel est déjà acté, la France ne veut plus seulement accueillir, elle veut désormais sélectionner. Et dans ce processus, la maîtrise des codes républicains devient un filtre autant qu’un symbole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.bladi.net/france-complique-vie-etrangers,115967.html" data-type="link" data-id="https://www.bladi.net/france-complique-vie-etrangers,115967.html" rel="nofollow noopener" target="_blank">Obtenir un titre de séjour en France </a>demandera bientôt bien plus que des papiers en règle. Il faudra prouver sa compréhension et son adhésion aux principes de la République. Derrière cette réforme, c’est toute une conception de l’intégration qui se redéfinit, plus exigeante, plus politique, et indiscutablement plus restrictive.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.vipresse.com/obtenir-un-titre-de-sejour-en-france-de-plus-en-plus-complique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Carte de résidence de 10 ans en France : Les Algériens ciblés</title>
		<link>https://www.vipresse.com/carte-de-residence-de-10-ans-en-france-les-algeriens-cibles/</link>
					<comments>https://www.vipresse.com/carte-de-residence-de-10-ans-en-france-les-algeriens-cibles/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fatiha Lar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 11:15:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Carte de résidence]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration en France]]></category>
		<category><![CDATA[Renouvellement de carte de résident]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.vipresse.com/?p=12421</guid>

					<description><![CDATA[Retrait, refus de renouvellement, autorisation provisoire, depuis plusieurs mois, les Algériens titulaires de carte de résidence de 10 ans en France sont de plus en plus nombreux à voir leur titre suspendu ou refusé par les préfectures. Une pratique qui inquiète, alors qu’un juge des référés vient de condamner la préfecture de Paris pour atteinte [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Retrait, refus de renouvellement, autorisation provisoire, depuis plusieurs mois, les Algériens titulaires de carte de résidence de 10 ans en France sont de plus en plus nombreux à voir leur titre suspendu ou refusé par les préfectures. Une pratique qui inquiète, alors qu’un juge des référés vient de condamner la préfecture de Paris pour atteinte aux droits d’un résident algérien installé depuis plus de vingt ans.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, de plus en plus d’Algériens titulaires d’une<a href="https://www.vipresse.com/carte-de-residence-de-10-ans-pour-algeriens-la-justice-a-tranche/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/carte-de-residence-de-10-ans-pour-algeriens-la-justice-a-tranche/"> carte de résidence de 10 ans</a> se retrouvent confrontés à des décisions brutales de retrait ou de non-renouvellement de leur titre de séjour, sans justification claire ni possibilité immédiate de recours. Un climat inédit, qui inquiète juristes et associations, et met en lumière un durcissement préoccupant de la politique administrative à l’égard de cette communauté pourtant encadrée par un accord bilatéral historique. Le cas récent de M. ML, dont le titre a été suspendu avant que la justice n’ordonne sa réhabilitation partielle, révèle l’ampleur du phénomène et les limites légales désormais contestées en tribunal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Carte de résidence de 10 ans, plus répressif pour les Algériens en France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis début 2025, les préfectures françaises semblent appliquer une politique plus stricte vis-à-vis des certificats de résidence algériens de dix ans. Un nombre croissant de ressortissants algériens font face à un phénomène qu’avocats et associations de défense des étrangers qualifient de « sans précédent », retraits massifs de titres de séjour longue durée et refus de renouvellements, souvent sans motif explicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas récent de M. ML, ressortissant algérien résidant en France depuis 2003, illustre cette tendance. Âgé de 67 ans, salarié en qualité de chauffeur privé, père de trois enfants, dont deux de nationalité française, il a vu son certificat de résidence, valide jusqu’en octobre 2024, retiré par la préfecture de police de Paris, remplacé par une simple <a href="https://www.vipresse.com/carte-de-residence-de-10-ans-en-france/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/carte-de-residence-de-10-ans-en-france/">autorisation provisoire de séjour</a> (APS) de six mois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une décision préfectorale suspendue par le tribunal administratif de Paris</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3 juillet 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Paris a suspendu l’exécution de la décision préfectorale, estimant que l’urgence était caractérisée et que « le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation ». La préfecture avait en effet motivé son refus de renouvellement en évoquant deux condamnations pénales remontant à 2016. M. ML avait été condamné à huit mois de prison avec sursis pour soustraction d’enfants, puis à quatre mois pour violences légères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais depuis ces faits, il n’avait plus jamais eu affaire à la justice, et sa stabilité familiale et professionnelle plaidait clairement en faveur d’un maintien du titre. Le juge a donc ordonné que la préfecture lui délivre sous 8 jours une nouvelle APS avec autorisation de travail, en attendant un réexamen de son dossier dans les règles.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://twitter.com/ObservAlgerie/status/1946177227277631538
</div></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le cadre juridique spécifique aux Algériens remis en question</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les certificats de résidence de 10 ans pour les Algériens sont régis par l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié à plusieurs reprises. Ce texte garantit un droit au séjour spécifique, distinct du droit commun applicable aux ressortissants d’autres pays. Mais depuis quelques années, ce cadre est de plus en plus souvent contourné par les autorités françaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas de M. ML, l’article 7 bis de cet accord aurait dû s’appliquer pour garantir un renouvellement de plein droit, sauf menace grave à l’ordre public. Or, les faits reprochés étant anciens et isolés, le refus de renouvellement apparaît juridiquement discutable, d’où la décision du tribunal.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Un contexte politique tendu et une pression croissante sur les préfectures</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce durcissement administratif ne survient pas dans le vide. Il s’inscrit dans un contexte politique tendu sur la <a href="https://www.vipresse.com/carte-de-sejour-de-10-ans-pour-algerien-en-france-que-stipule-laccord-de-1968/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/carte-de-sejour-de-10-ans-pour-algerien-en-france-que-stipule-laccord-de-1968/">question migratoire en France</a>, amplifié par les dernières lois sur l’immigration et l’intégration. Les préfectures, sous pression pour « contrôler les flux » et démontrer leur efficacité, appliquent les textes avec une rigueur rarement observée jusqu’ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Algériens, pourtant bénéficiaires d’un cadre bilatéral protecteur, semblent de plus en plus ciblés. La situation inquiète les associations, les avocats, mais aussi de nombreux travailleurs en situation régulière, qui craignent un effet domino sur leurs propres titres de séjour.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://twitter.com/TSAlgerie/status/1945583377425309735
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une vigilance juridique impérative pour les résidents algériens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette vague de décisions préfectorales, les recours juridiques deviennent cruciaux. Comme l’a démontré le cas de M. ML, il est possible d’obtenir gain de cause, mais à condition de réagir rapidement. L’intervention d’un avocat spécialisé en droit des étrangers est souvent décisive, notamment pour contester la légalité d’un refus ou d’un retrait, ou faire valoir des éléments personnels, familiaux et professionnels essentiels à la régularité du séjour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jurisprudence du 3 juillet 2025 pourrait faire date, elle rappelle les limites du pouvoir discrétionnaire des préfectures, même en période de durcissement politique. Elle souligne surtout l’importance du droit à une vie privée et familiale normale, inscrit dans les textes européens et dans la Constitution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire de M. ML est loin d’être isolée. Elle vient s’ajouter à une série de contentieux en cours dans plusieurs départements français. Elle révèle un climat de suspicion croissante à l’égard des Algériens en situation régulière, même parfaitement insérés. Le signal envoyé par le tribunal administratif est clair, le droit ne saurait céder aux abus administratifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où des milliers de<a href="https://www.alwihdainfo.com/Retrait-du-certificat-de-residence-suspendu-Le-juge-des-referes-condamne-la-prefecture-de-police-de-Paris_a142600.html" data-type="link" data-id="https://www.alwihdainfo.com/Retrait-du-certificat-de-residence-suspendu-Le-juge-des-referes-condamne-la-prefecture-de-police-de-Paris_a142600.html" rel="nofollow noopener" target="_blank"> certificats de résidence arrivent à expiration</a> en France, la vigilance est de mise. Les préfectures doivent respecter le droit, et les résidents concernés ont tout intérêt à faire valoir leurs droits sans tarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Référence officielle: Ordonnance du 3 juillet 2025, n° 2516966, Tribunal administratif de Paris, juge des référés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.vipresse.com/carte-de-residence-de-10-ans-en-france-les-algeriens-cibles/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Titre de séjour en France : le test impossible</title>
		<link>https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-le-test-impossible/</link>
					<comments>https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-le-test-impossible/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fatiha Lar]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 08:30:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Immigration en France]]></category>
		<category><![CDATA[Régularisation des sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[Test de langue]]></category>
		<category><![CDATA[Titre de séjour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.vipresse.com/?p=10842</guid>

					<description><![CDATA[Obtenir un titre de séjour en France devient de plus en plus compliqué. La maîtrise de la langue française, exigée à des niveaux élevés, s’impose désormais comme un véritable obstacle. Beaucoup dénoncent des tests trop exigeants, qui ferment la porte à des étrangers pourtant intégrés. Dans les couloirs feutrés des centres d’examen, la tension est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Obtenir un titre de séjour en France devient de plus en plus compliqué. La maîtrise de la langue française, exigée à des niveaux élevés, s’impose désormais comme un véritable obstacle. Beaucoup dénoncent des tests trop exigeants, qui ferment la porte à des étrangers pourtant intégrés.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les couloirs feutrés des centres d’examen, la tension est palpable. Certains candidats s’installent, visiblement stressés. D’autres griffonnent nerveusement en attendant leur tour. Tous sont là pour la même raison, obtenir un titre de séjour en France ou espérer, un jour, décrocher la nationalité française. Mais depuis la Loi immigration 2024, la route s’est considérablement compliquée. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouveaux tests de langue imposés sont désormais si exigeants que même des Français les trouvent difficiles. Derrière cette mesure administrative se joue, pour beaucoup, une partie décisive de leur vie. Entre démarches coûteuses, examens stressants et barrières linguistiques, les étrangers doivent aujourd’hui franchir un véritable parcours du combattant pour faire valoir leur droit à rester ou s’installer durablement en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une exigence linguistique, le nouveau visage du titre de séjour en France</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à récemment, prouver une connaissance correcte de la langue française suffisait pour <a href="https://www.vipresse.com/tres-mauvaise-nouvelle-pour-les-sans-papiers-en-france/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/tres-mauvaise-nouvelle-pour-les-sans-papiers-en-france/">obtenir un titre de séjour </a>de plusieurs années. Un niveau B1 était requis pour les titres de dix ans et les démarches de naturalisation. Mais depuis la circulaire signée le 2 mai 2025 par Bruno Retailleau, les règles ont changé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les titres de séjour de deux à quatre ans, il faudra désormais justifier d’un niveau B2, soit un niveau équivalent à celui du brevet des collèges, avec une maîtrise avancée du français écrit et oral. Quant aux demandes de naturalisation, elles exigent toujours le B2, mais la difficulté du test a été renforcée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces nouvelles exigences sont jugées démesurées par les associations et par les premiers concernés. « Ce que nous voyons, c’est une <a href="https://www.vipresse.com/rendez-vous-de-titre-de-sejour-en-france-un-nouveau-dispositif-mis-en-place/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/rendez-vous-de-titre-de-sejour-en-france-un-nouveau-dispositif-mis-en-place/">multiplication des obstacles</a> », dénonce Pascal Brice, président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS). « On crée des barrières qui visent à exclure, pas à intégrer. »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f534.png" alt="🔴" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> La loi immigration durcit les tests de français alors que le budget alloué aux cours pour les étrangers a été réduit. Nous avons demandé à 10 citoyens français de les passer : 2 ont échoué à obtenir leur propre nationalité. <a href="https://t.co/xisSJip0R6" rel="nofollow">pic.twitter.com/xisSJip0R6</a></p>&mdash; franceinfo (@franceinfo) <a href="https://twitter.com/franceinfo/status/1891201437952070061?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">February 16, 2025</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des tests trop difficiles, même pour les Français</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le test n’est pas symbolique. Il est long, complexe, et parfois piégeux. L’association Le Nouvel Obs a voulu en mesurer la difficulté en le faisant passer à une trentaine de volontaires, Français et étrangers, de tous niveaux scolaires. Beaucoup ont échoué ou ont frôlé l’échec. Simon, 27 ans, diplômé d’un master, confie, « J’aurais probablement raté ce test si je l’avais passé en anglais. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les épreuves se composent de trois parties collectives, compréhension orale, compréhension écrite et production écrite, suivies d’une épreuve orale individuelle. Les candidats doivent gérer une forte pression dans un temps restreint, entre 1h40 et 2h30, avec une note éliminatoire dès qu’une des compétences est notée sous 5/25.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains exemples de questions laissent perplexes, « Quel est le rythme de vie des sportifs professionnels ? A/ Ils se lèvent tôt. B/ Ils dorment beaucoup. C/ Ils font une sieste l’après-midi. » La bonne réponse ? B. Une question contre-intuitive, déstabilisante, surtout pour ceux qui n’ont jamais fréquenté les bancs d’une école française.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1eb-1f1f7.png" alt="🇫🇷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> La loi immigration a durcit les tests de français pour étrangers, alors que le budget alloué aux cours est réduit. 10 citoyens français les ont passés : 2 ont échoués à obtenir leur propre nationalité, 3 ont raté une épreuve sur deux. (Franceinfo)<a href="https://t.co/FST7cDFmT0" rel="nofollow">pic.twitter.com/FST7cDFmT0</a></p>&mdash; Cerfia (@CerfiaFR) <a href="https://twitter.com/CerfiaFR/status/1891779438678835335?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">February 18, 2025</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Double sanction pour les demandeurs de titre de séjour</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre la complexité des épreuves, les tests sont payants. Leur coût varie de 130 à 200 euros par tentative, une somme conséquente pour des personnes souvent en situation de précarité, sans emploi stable ou avec des ressources limitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Alzira, femme de ménage portugaise vivant à Paris depuis 30 ans, l’épreuve a eu des conséquences psychologiques violentes. Elle a quitté la salle d’examen en larmes, persuadée que le système ne veut pas d’elle. Pour beaucoup de candidats, cet échec n’est pas simplement académique, c’est la porte qui se ferme sur leur avenir en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il ne s’agit pas seulement de langue. On demande à des gens de maîtriser une grammaire et un vocabulaire soutenus, dans un contexte stressant, pour justifier leur droit à rester sur le territoire où ils ont parfois construit leur vie depuis des années », confie un jeune ivoirien en attente de régularisation. « Beaucoup vivent avec la peur quotidienne de perdre leur titre de séjour. »</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">La nouvelle loi sur l&#39;<a href="https://twitter.com/hashtag/immigration?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">#immigration</a> en <a href="https://twitter.com/hashtag/France?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">#France</a> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1eb-1f1f7.png" alt="🇫🇷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> exige des étrangers de passer un examen de langue, menaçant des dizaines de milliers de personnes d&#39;expulsion.<br><br>Les associations dénoncent, elles, un niveau trop élevé.<br><br>Reportage <a href="https://twitter.com/hashtag/FOCUS?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">#FOCUS</a> de nos confrères de France 2 <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2935.png" alt="⤵" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <a href="https://t.co/b7zmiSj49u" rel="nofollow">pic.twitter.com/b7zmiSj49u</a></p>&mdash; FRANCE 24 Français (@France24_fr) <a href="https://twitter.com/France24_fr/status/1900442202964127983?ref_src=twsrc%5Etfw" rel="nofollow noopener" target="_blank">March 14, 2025</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une logique administrative dénoncée par les associations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Pascal Brice et de nombreuses associations de défense des étrangers, ces nouvelles règles relèvent d’une stratégie d’exclusion déguisée. « Ce n’est pas une simple exigence linguistique. C’est une façon de restreindre discrètement l’<a href="https://www.vipresse.com/retrait-de-titre-de-sejour-en-prefecture-un-nouveau-dispositif-mis-en-place/" data-type="link" data-id="https://www.vipresse.com/retrait-de-titre-de-sejour-en-prefecture-un-nouveau-dispositif-mis-en-place/">accès au titre de séjour et à la nationalité</a> », analyse-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La critique est partagée par des travailleurs sociaux qui observent, sur le terrain, un véritable découragement chez les demandeurs. Beaucoup renoncent même à déposer leur dossier par peur de l’échec. Cette situation est d’autant plus injuste que certains vivent en France depuis plus de dix ans, travaillent, élèvent des enfants scolarisés ici et participent à la vie sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’<a href="https://www.tsa-algerie.com/titre-de-sejour-des-tests-de-langue-francaise-juges-trop-difficiles/" data-type="link" data-id="https://www.tsa-algerie.com/titre-de-sejour-des-tests-de-langue-francaise-juges-trop-difficiles/" rel="nofollow noopener" target="_blank">exigence de niveau B2 </a>peut sembler cohérente dans certains cas, mais elle devient un obstacle majeur pour des personnes peu scolarisées dans leur pays d’origine, ou pour des travailleurs manuels qui n’ont jamais eu l’occasion de suivre un parcours linguistique formel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique actuelle soulève une question essentielle, à quoi sert de durcir les conditions d’obtention d’un titre de séjour si cela revient à exclure des personnes déjà intégrées ? Les nouvelles exigences linguistiques appliquées de manière uniforme ne tiennent pas compte des parcours de vie, ni des inégalités d’accès à la formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre de séjour en France, censé être un outil d’intégration, risque de devenir, pour beaucoup, une ligne d’arrivée inaccessible. Derrière ces procédures, ce sont des vies suspendues, des projets familiaux brisés et une peur quotidienne d’être relégué aux marges. Pour les associations et les demandeurs, la France semble dire, « Intégrez-vous, mais nous allons rendre cela presque impossible. » Une réalité qui, si elle persiste, pourrait durablement creuser la fracture entre politique d’accueil affichée et conditions réelles d’accès aux droits.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.vipresse.com/titre-de-sejour-en-france-le-test-impossible/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
